Radkey, c’est ce genre de groupe que tu oublies jamais vraiment. Un peu comme ce pote de lycée qui portait des vestes en cuir même en plein mois de juin et qui citait Motörhead pour draguer. Les trois frangins du Missouri reviennent aujourd’hui avec Victory, un single qui porte bien son nom, même s’il n’a rien d’un hymne de stade.
Radkey, moi je vais vite, très vite.
Ici, pas de chorale, pas de synthé façon coupe du monde. Non, juste un riff bien sale, une basse qui roule comme une Harley sur une route fondue par le soleil, et ce chant mi-hargneux, mi-charismatique qui sent la bière tiède et la liberté.
Victory, c’est une promesse. Celle d’un rock direct, sans artifice, balancé à la gueule comme un shot de bourbon dans un rade mal éclairé. C’est garage, c’est punk, mais c’est surtout sincère. On pense aux Datsuns sous stéroïdes, à Ty Segall qui aurait grandi en écoutant les Dead Kennedys, et un peu à The Hives qui auraient abandonné leurs costards pour des t-shirts troués.
Et puis merde, ça fait du bien. Dans un monde où les algorithmes veulent nous faire danser sur des trucs sans âme, Radkey balance un bon vieux doigt levé et t’invite à pogoter dans ton salon. C’est brut, c’est vivant, et ça ne demande pas ton avis.
Alors ouais, Victory n’est peut-être pas un tube pour les radios FM (sauf pour des chips et des leffes), mais c’est une victoire pour ceux qui aiment encore le rock avec des tripes. Et franchement, c’est déjà pas mal.



