Joy Crookes sort « Perfect Crime » : charme, groove et auto-affirmation

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Joy Crookes revient et elle n’est pas venue pour faire de la figuration. Elle débarque avec Perfect Crime, un single court, intense, un peu bancal, mais joliment bien foutu extrait de son prochain album Juniper qui sort le 26 septembre. Comme un rencard qui partait mal, mais qui finit avec un baiser et un sourire que te dit « on va se revoir ».

Joy Crookes signe son retour avec « Perfect Crime », un groove ultra classe pour les cœurs cabossés

La Londonienne déroule ici un groove sensuel et désinvolte, un peu cabossé mais terriblement classe. La basse flirte avec une guitare déglinguée façon western de salon, pendant que Joy, elle, t’explique que sortir de nouveau dans l’arène du dating, c’est un peu comme braquer une banque sans plan B. Tu stresses, tu sues, mais tu avances. Avec style.

Elle l’a dit elle-même : c’est son « pep talk avant de retourner en date ». Une sorte de mantra en musique, miroir tendu à soi-même pour dire « allez ma vieille, t’as survécu à pire, tu peux gérer ça ». Pas de grand cri d’amour, pas de déclaration qui ferait fondre le cœur d’un dandy en fin de soirée, juste une vérité douce-amère : être vulnérable, c’est déjà badass.

La prod, signée notamment Harvey Grant (et Blue May qu’on a croisé chez Arlo Parks), ne cherche pas la perfection : elle creuse dans la texture, dans les sons qui accrochent un peu. Y a du vintage, du brut, de la matière qui gratte. C’est un peu lo-fi, un peu “fait à la main”, et franchement, ça colle parfaitement.

Et puis faut dire que Joy Crookes, c’est pas juste une voix suave pour habiller des pubs de parfum. C’est une plume, une présence, une artiste qui balance la soul et le jazz comme des claques délicates. Elle fait des chansons qui sentent la pluie d’été, le cœur qui bat trop fort et les décisions prises à 2h du mat en rentrant seule.

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