Justice – « Audio, Video, Disco » : Le virage rock progressif du duo électronique

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L’industrie de la musique électronique s’apprête à vivre un séisme esthétique majeur. Justice confirme la sortie de son deuxième album studio, Audio, Video, Disco, programmée pour le 24 octobre prochain. Gaspard Augé et Xavier de Rosnay cassent radicalement les codes de leur premier opus, l’emblématique (Cross), pour imposer une vision artistique totalement différente. Moins calibré pour les dancefloors immédiats, ce projet se révèle beaucoup plus complexe, texturé et ambitieux dans ses arrangements structurels.

Le successeur de Cross (†) : La rupture esthétique de la French touch

En 2007, le premier album de Justice avait redéfini les contours de la musique électronique mondiale à coups de distorsions agressives, de boucles disco hachées et d’une imagerie rock chrétienne ultra-marquante. Ce disque de platine avait installé le duo au sommet de la galaxie Ed Banger. Cinq ans plus tard, l’attente est colossale, mais le piège de la redondance est habilement évité.

Avec Audio, Video, Disco, Gaspard et Xavier refusent de servir une suite facile à leur public. Le duo délaisse la culture des clubs et la quête du BPM (battement par minute) frénétique. L’album se veut une œuvre de studio, pensée pour une écoute attentive plutôt que pour la transe des festivals. La production se fait plus organique, remplaçant la compression numérique étouffante par des espaces sonores élargis, un choix audacieux qui bouscule les attentes de la communauté.

Un premier EP éponyme et un medley exclusif en écoute

En attendant la sortie officielle de l’album complet, le premier single éponyme « Audio, Video, Disco » est déjà disponible sur toutes les plateformes de streaming. Ce titre installe immédiatement les nouvelles fondations de leur son : un riff de synthétiseur entêtant, une structure répétitive et hypnotique, et un clip vidéo marquant une rupture visuelle nette avec l’ère précédente.

Pour aller plus loin et donner une vision d’ensemble de leur nouvelle direction artistique, le duo vient de publier un medley officiel de l’album. Ce montage chirurgical de plusieurs minutes agrège les morceaux phares du disque à venir.

L’écoute de ce document sonore confirme les rumeurs qui agitaient la presse spécialisée : Justice intègre des influences massives issues du rock progressif des années 70, du heavy metal britannique et de la pop baroque. On y croise des solos de guitare synthétiques, des envolées de claviers analogiques et des structures de morceaux à tiroirs qui rappellent des formations légendaires comme Led Zeppelin, The Who ou Pink Floyd, le tout passé au filtre de leur savoir-faire électronique.

 

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