Le Super Bowl, c’est souvent l’occasion de voir des popstars balancer des shows calibrés au millimètre, bourrés de feux d’artifice et d’effets pyrotechniques pour cacher le manque d’âme. Mais cette année, c’est Kendrick Lamar qui a pris le micro. Et bordel, on a assisté à une masterclass.
Dès la première seconde, on a compris que ce ne serait pas un spectacle comme les autres. Kendrick a émergé d’une vieille Buick Regal, un clin d’œil à Compton et à ses origines. Autour de lui, des danseurs formaient un drapeau américain vivant, pas pour la déco, mais pour balancer un message. Et comme si ce n’était pas assez, Samuel L. Jackson, en oncle Sam cynique, balançait des punchlines bien senties entre les morceaux. Oui, le mec a ramené un acteur légendaire pour foutre le bordel au Super Bowl.
Musicalement, c’était du caviar. Un enchaînement chirurgical de “Humble”, “DNA” et “All the Stars”, avec une SZA en feu. Puis est venu le moment le plus attendu : “Not Like Us”, son diss track contre Drake, légèrement édulcoré pour l’occasion (bah oui, y’a quand même des mômes devant la télé). L’ambiance était électrique, l’énergie brute. On aurait dit un concert de Kendrick, mais devant 100 millions de personnes.
Les guests étaient aussi au rendez-vous : en plus de SZA, le producteur Mustard a mis son grain de sel et Serena Williams a débarqué pour un caméo complètement inattendu. Parce que pourquoi pas, après tout ?
Loin des paillettes vides, ce show avait une âme, une rage, une sincérité qu’on voit rarement dans ce genre d’événement. Kendrick Lamar n’a pas juste rappé, il a délivré un message, il a transformé la scène du Super Bowl en un véritable manifeste hip-hop (contre Trump maybe).
Alors, est-ce le meilleur halftime show de ces dernières années ? Sans hésitation même si celui de Dre restera quand même dans mon coeur.



