Les Gallois (de Swansea) de Kikker reviennent avec « Destroy », un morceau qui transpire l’urgence et la mélancolie du post-punk moderne. On connaissait leur goût pour les lignes de basse hypnotiques et les rythmes nerveux, mais cette fois, ils atteignent une tension presque cinématographique, quelque part entre l’errance urbaine et l’implosion intérieure.
« Destroy » un post punk intense et triste
« Destroy », c’est la frustration mise en musique. Un cri du cœur (ou du cerveau en surchauffe) contre la routine étouffante et la sensation d’être coincé dans une boucle sans fin. Le chanteur Matt décrit le morceau comme une réflexion sur les cycles de souffrance mentale et la difficulté de naviguer dans un monde qui vous broie (c’est une métaphore hein).
Sorti via Death Monkey Records, « Destroy » s’impose comme un hymne anxieux et percutant, parfait pour errer dans une ville pluvieuse ou fixer le plafond en attendant que l’angoisse redescende.
LYRICS
I wanna destroy everything that I own
And I wanna kill everyone that I know
Down to the end with it my friend
What makes me sick will come again
Out in the sun, medication
Calms me down, at least for now
I wanna see the sky, I wanna see the trees
These are the things that make me happy
I’m calmer now, much calmer now
I won’t say nowt, ‘cause I’m calmer now
I ain’t ever seen god, he ain’t ever seen me
He couldn’t care less about who’s happy
I need to get a car, I need to learn to drive
But I don’t care that much so I guess I’ll die
Destroy » est, par nature, nihiliste sur le plan existentiel. Il parle des cycles d’accablement, du fait de franchir sans cesse le seuil mental où tout devient insurmontable, menant inévitablement à l’effondrement. Il interroge notre manière de faire face à une souffrance émotionnelle à la fois répétitive et persistante. Le monde moderne est un endroit difficile et complexe à traverser, avec des systèmes et des structures inutilement (mais intentionnellement) nuisibles pour le psychisme et le bien-être. Dieu est une imposture, alors vers quoi pouvons-nous nous tourner pour nous frayer un chemin à travers ces averses de merde ?