Ils ont donc osé. King Gizzard & The Lizard Wizard vient de larguer Deadstick, second single de leur futur album Phantom Island, prévu pour le 13 juin, et je vous le dis sans pincettes : j’ai les oreilles qui pleurent des cordes, le cœur qui bat à 3000 et les neurones qui font du jazz progressif.
Déjà, Deadstick c’est quoi ? Une fusion complètement barjot entre rock psyché, jazz orchestral, et envolée lysergique symphonique. Y’a des cordes. Y’a des cuivres. Y’a des bois (les instruments, pas les arbres, quoique). Et au milieu de tout ça, le Gizz qui flotte, plane, vrille. Une BO pour crash aérien dans une dimension parallèle peinte à la main.
Des cordes et des connexions
Ce n’est pas un délire isolé : Deadstick est le prélude d’un album entièrement orchestré. Des morceaux trop complexes pour Flight b741, reconfigurés, enrichis, peints à la palette symphonique par Chad Kelly, chef d’orchestre geekophile qui cause Bach et microtonalité avec la même passion qu’un ado qui découvre Aphex Twin.
Et c’est là que ça devient touchant : Phantom Island, c’est un disque plus introspectif. Fini les bastons cosmiques en vaisseau-papillon, place aux doutes existentiels. Qui suis-je ? Où vais-je ? Est-ce que le jazz peut sauver le monde ? Spoiler : probablement oui.
Ah et pour info. « Deadstick », en aéronautique, c’est quand l’hélice s’arrête en plein vol. Un beau symbole pour un groupe qui a toujours su voler en mode libre max.