Et si Limp Bizkit était un bon groupe ? (Vraiment.)

On les a détestés. On les a moqués. On les a rangés entre Creed et Crazy Frog dans le grand tiroir du mauvais goût des années 2000. Mais si on avait eu tort ? Et si Limp Bizkit, ce n’était pas juste une blague en cargo large, mais un vrai bon groupe ?

Un bouc émissaire parfait

Limp Bizkit, c’est un peu le scapegoat officiel des années MTV. Trop énervés pour les fans de Radiohead, trop commerciaux pour les kids du hardcore, trop nu pour les métalleux. Fred Durst, avec sa voix nasale, son charisme de skateur-gamer du dimanche et sa casquette vissée sur le crâne, a cristallisé tout ce que la critique musicale déteste. Mais derrière l’anti-hype, il y avait un groupe.

Le sens du riff (et de la fête)

Wes Borland, le guitariste, est un alien. Il aurait pu jouer dans Primus, Nine Inch Nails ou un trip rock conceptuel sur les rêves d’un escargot sous LSD. Ses riffs sont massifs, barrés, catchy. Il habille le son de Limp Bizkit de textures étranges, d’harmonies dissonantes, et d’un groove qui fait taper du pied même aux plus snobs.

DJ Lethal balance des scratches et des samples comme un geek élevé au Wu-Tang et aux jeux vidéo 8-bit. Et John Otto, à la batterie, groove comme si Questlove avait gobé une boîte de Red Bull. Leur musique, c’est du chaos maîtrisé. De la baston sonore avec une science du break et du beatdown.

Une énergie sincère

Et puis il y a ce truc qu’on a perdu depuis : la liberté de s’en foutre. De gueuler “Break Stuff” à fond les ballons sans penser à sa posture culturelle. Limp Bizkit, c’est l’anti-cynisme. C’est sale, bruyant, primaire. Mais c’est vivant. Et quand tout le monde veut être intelligent, parfois, être con avec panache, c’est une forme de génie (ou pas).

En bref, les mecs n’ont jamais menti. Ils font exactement ce qu’ils ont toujours voulu faire. Et aujourd’hui, ils sonnent presque… cool ?

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