La Dispute a annoncé son premier album en six ans, No One Was Driving the Car, qui sortira le 5 septembre prochain via Epitaph. Et plutôt qu’un single, ça serait trop facile, ils en sortent trois d’un coup : « I Shaved My Head », « Man with Hands and Ankles Bound » et « Autofiction Detail ».
La Dispute revient donc, sans prévenir, avec trois morceaux qui annoncent un album introspectif, post-apocalyptique, poétique.
Les trois morceaux lâchés forment le premier acte de ce nouveau récit. Une trilogie d’introduction qui plante le décor : sombre, fissuré, tendu.
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« I Shaved My Head » : entre urgence contenue et introspection rageuse, ça parle de se transformer, de se fuir. La voix tremble, mais ne flanche pas.
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« Man With Hands and Ankles Bound » : un morceau qui te laisse au sol, où chaque mot semble pesé, comme un cri retenu dans l’eau.
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« Autofiction Detail » : presque murmuré, comme une lettre que tu n’enverras jamais. De la poésie dure comme du béton.
Jordan Dreyer, le chanteur, dit que ce disque est un questionnement permanent. Sur l’égo, le sens, les foutues attentes. Il s’est inspiré du film First Reformed (sur les chemins de la rédemption en francais avec un curé qui veut venger la mort de son fils à la guerre, je l’ai pas vu, j’ai juste regardé la bande annonce, je peux pas tout faire), alors forcément, on n’est pas là pour rigoler. C’est du post-hardcore existentiel, avec un carnet de notes à la place du cœur.
« C’est un album sur la dissociation, l’illusion de contrôle, et ce qui nous reste quand plus rien ne tient », dit-il en gros. Et tu sais qu’il a raison.
Et le second qui a un peu un coté at the drive in dans le chant et les ruptures
Et le troisième, pareil que le second avec un peu plus de brutalité à l’intérieur