Do Nothing, sort un bijou post punk extrait du superbe EP Zero Dollar Bill. Un groupe de Nottingham qui s’impose avec classe et urgence.
Un changement de rythme permanent, une tension punk palpable et un dîner improbable avec LeBron James : voilà le programme réjouissant proposé par Do Nothing. Débarqué droit de Nottingham, oui comme le shériff, le combo anglais a posé ses valises en 2020 avec une assurance folle, s’imposant d’entrée de jeu comme l’un des fleurons les plus excitants de la scène post punk britannique.
Avec leur filiation évidente avec The Clash, leur sens du grotesque et leur critique sociale acérée, le groupe avait absolument tous les arguments pour faire mouche. Et ça n’a pas manqué : la claque a été immédiate dès les premières notes.
Sur le plan lyrical, le titre s’attaque à un morceau de choix en s’inspirant directement de Billy McFarland, le célèbre escroc derrière le fiasco retentissant du Fyre Festival, et de sa tentative surréaliste d’extorsion auprès de la star du basket LeBron James. Un sujet absurde et profondément ancré dans les travers de notre époque, parfait pour nourrir le cynisme élégant du groupe.
Musicalement, c’est du très haut niveau. La basse est lourde, le chant est parlé-chanté avec cette nonchalance typiquement britannique, et les guitares viennent cisailler l’espace par à-coups. Le morceau ne laisse aucun repos, naviguant entre breaks imprévisibles et grooves électriques.
Le titre est extrait de leur fantastique EP « Zero Dollar Bill » sorti en avril 2020. C’est ramassé, d’une efficacité redoutable et disponible sur toutes les plateformes de streaming dignes de ce nom. Un disque brillant de bout en bout qui prouve une chose : vous avez intérêt à retenir le nom de Do Nothing, parce qu’ils n’ont pas fini de squatter vos enceintes.



