J’aime bien Holy Hive, car le groupe new-yorkais met de la soul dans sa folk. En même temps, la soul, je l’aime bien dans tout. C’est un peu comme la mayonnaise ou Scarlett Johansson : tu la mets dans un truc et ça devient bien, ou au pire comestible (la mayo par Scarlett, bien sûr). Ce principe vaut pour la cuisine comme pour la musique, et il n’a jamais été pris en défaut. Une chanson un peu fade, un coup de soul, et hop, tout le monde se ressert.
Mais revenons aux protégés de Big Crown Records (oui, encore), car je vais finir par faire une vanne salace et ça ne serait pas respectueux. Ce label a décidément le chic pour dénicher des artistes qui sonnent comme s’ils avaient toujours existé, avec cette chaleur vintage qu’on reconnaît dès les premières notes sans trop savoir l’expliquer.
Sur ce nouveau morceau, la voix de Paul Spring est douce comme celle d’une comptine langoureuse. Rien ne presse, rien ne force, tout glisse. On dirait le rythme d’un pas quand tu rentres de la plage après une longue journée à rien foutre, à part te mettre les doigts de pied dans l’eau salée. Le sable colle encore un peu aux chevilles, la peau a gardé le sel, et la seule chose qui t’attend, c’est un verre à la main et une chaise sur la terrasse.
C’est une chanson qui ferait la bande son d’un coucher de soleil. Pas celui des cartes postales trop rouges et trop parfaites, plutôt celui qu’on regarde sans rien dire, un peu fatigué, un peu heureux, en se disant qu’on devrait faire ça plus souvent. La soul y fait son travail de l’ombre : elle réchauffe la folk de l’intérieur, sans jamais faire de bruit.
C’est extrait de leur deuxième album, qui sort à l’automne de cette année. Alors pour une fois, on va se préparer en avance : on met un titre dans les oreilles, on ferme un peu les yeux et on se laisse porter.
Enjoy, et bonne mayo.
🔥 Ne ratez aucune pépite indé
Suivez AnotherWhiskyForMisterBukowski sur Google News pour retrouver nos chroniques et récapitulatifs directement dans votre flux.
+ Suivre sur Google News


