Fin voile translucide strié de blanc, la crépine est un lien naturel qui emballe une terrine, un pain de viande un rôti de porc bardé au lard et fourré à la sauge, les paupiettes, les caillettes ardéchoises…bref toutes ces spécialités savoureuses à base de hachis qui révèlent des arômes mariés par une cuisson lente au four ou à la cocotte.
On enroule la crépine autour de la préparation qui cuit ainsi à l’étouffée, sans s’assécher. La crépine va même transmettre au plat un peu de sa graisse. Enfin, à la cuisson la crépine va prendre une belle couleur dorée et un beau brillant qui donneront au plat un air appétissant et feront s’extasier les convives.

Tenez, moi par exemple, hier, j’ai cuisiné un pain de viandes à la sauge. 500 g de veau, 500 gr de porc, un peu de pain rassi trempé dans du lait, deux carottes, un oignon, de la sauge…j’ai haché la farce, puis je l’ai enroulée dans une crépine. J’ai même pu composer un motif avec les feuilles de sauge qu’on apercevait en transparence après cuisson. 1 heure au four et ça donne un très beau pain de viande, qui a sué une sauce légère et goûteuse dans laquelle j’ai cuisiné un risotto minute. C’était le petit Jésus en culotte de velours….on l’a dégusté accompagné d’un bon petit Marcillac rouge, un vin rouge aveyronnais facile, fruité et généreux.
