Dumbhead sort « White Knuckles », le single trip-hop sombre et magistral

Dumbhead sort "White Knuckles", le single trip-hop sombre et magistral

On se met dans les oreilles « White Knuckles », de Dumbhead que j’ai découvert tout simplement en checkant la programmation du Pitchfork Festival de Paris 2026. Et autant te dire tout de suite que si tu cherches une petite pop fraîche pour gambader dans les prés, tu t’es trompé d’adresse. On est dans du sombre les petits indiens.

Dumbhead : « White Knuckles », le trip-hop poisseux dont tu ne vas pas décrocher

Dumbhead, c’est un trio trip hop de Melbourne qui a une classe folle. « White Knuckles » (les articulations blanches, pour ceux qui séchaient les cours d’anglais, signe qu’on serre les poings un peu trop fort genre quand tu es en colère), leur dernier single, c’est une plongée en apnée. Ce qui t’attrape à la gorge dès les premières secondes, c’est la voix de la chanteuse Billie Raffety. On est sur une filiation directe avec le spleen de Beth Gibbons de Portishead, ou les complaintes hantées de Tricky. C’est spectral, fragile et putain c’est beau.

La bio de Dumbhead

Dumbhead est un quatuor experimental originaire de Melbourne (Australie) composé de Billie Raffety au chant, Maayan Barnatan (guitare, basse, batterie), Zachary Lewis Salmon aux machines.

Après s’être fait remarquer sur la scène underground locale avec des singles bruts comme « Stop Motion » en 2023 et leur premier Dumbhead EP, les Australiens ont franchi un cap. Leur recette ? Un alliage racé entre l’alt-rock, le jazz sombre et une relecture moderne du trip-hop de Bristol. Mené par les lignes de basse massives de Barnatan et la voix habitée de Billie Raffety, le groupe aligne les pépites downtempo ultra-cinématographiques comme « Strange Hiatus » ou le fiévreux « Problem Dog ». Noté bien le nom de ce groupe, ils sont magiques.

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