Dans un paysage musical saturé de productions standardisées et lissées pour plaire aux radios grand public, certains artistes refusent de courir après les algorithmes. En cette année 2011, Leno Lovecraft vient de jeter un pavé dans la mare de la pop industrielle avec le clip de son morceau « Princess ».
Derrière ce pseudonyme se cache un projet brut, insaisissable et radicalement affranchi des codes marketing traditionnels. Loin des superproductions aux budgets pharaoniques, l’artiste livre une œuvre visuelle et sonore qui transpire l’authenticité et le bidouillage de génie.
Une esthétique VHS et rétro-futuriste assumée
Le clip de « Princess » est une immersion totale dans la culture de la cassette vidéo et du fait-maison. Leno Lovecraft ne cherche pas à impressionner par une technique parfaite, il cherche à marquer la rétine et les esprits.
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Le visuel : Des textures lo-fi, des glitches analogiques, des couleurs saturées et des incrustations sur fond vert totalement kitsch mais savamment maîtrisées.
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L’ambiance : On se croirait devant une émission de télévision locale des années 80 captée sur une bande magnétique usée jusqu’à la corde.
Ce choix esthétique n’est pas qu’une simple posture nostalgique. C’est un acte de résistance artistique face au culte de la haute définition et de la perfection numérique sterile. Leno Lovecraft prouve que l’identité visuelle d’un artiste a plus de valeur qu’un capteur de caméra de cinéma dernier cri.
Un son synth-pop spatial et hypnotique
Musicalement, « Princess » s’articule autour de lignes de synthétiseurs vintage et de rythmiques minimalistes mais d’une efficacité redoutable. C’est une pop spatiale, presque extraterrestre, portée par des voix robotiques et des mélodies entêtantes.



