C’est la fin de l’année et les sorties, c’est fini. C’est donc le moment de faire le bilan, calmement en reprenant les meilleurs sons de l’année dans plusieurs articles. Il est possible que vous découvriez des pépites, des groupes parce que j’ai bien remarqué que vous n’étiez pas 30 000 par jour sur ce site, ce qui est fort dommage au demeurant (Nicolas). Il n’y a pas de classement, je n’ai jamais aimé en faire. Tout est bon.
Viagra Boys et « Man Made Of Meat »
Je suis un homme fait de chair / Pendant que tu scrolles pour mater des pieds / Je déteste presque tout ce que je vois / Et je veux juste disparaître. Voilà le refrain délicieusement absurde de Man Made Of Meat, le premier single des Viagra Boys tiré de leur album, Viagr Aboys
Black Country, New Road et Beastie
Black Country, New Road, le Radiohead des années 2020 a sorti son album « Forever Howlong » en avril dernier. C’est clairement un putain d’album. Georgia Ellery, May Kershaw et Charlie Wayne se sont beaucoup impliqué, surtout sur les voix, ça se ressent dans la musique et c’est chouette.
Last Train et« One by One »
Ca sent la rage froide. Après « Original Motion Picture Soundtrack » en 2024, les Alsaciens enchainent comme Kool Shen. Leur prochain album, « III », et c’est sorti le 31 janvier dernier. Si tu aimes The fragile de NIN, tu vas adorer. En même temps qui n’aime pas The fragile.
JUNKYARDPOOL et BERNAAR
JUNKYARDPOOL, c’est un trio belge qui envoie du rock sans prise de tête, du punk nerveux, avec une bonne dose de chaos maîtrisé. Fien (chant), Nio (guitare) et Hannes (batterie) ont commencé en mettant le feu à leur bahut avec un morceau fait maison. Depuis, ils arrachent les toits des salles en Belgique et aux Pays-Bas. Ecoutez bien et retenez leur nom, on va en entendre parler, je vous le garantis.
Vulfpeck et « New Beastly ».
Du groove classe extrait de « Clarity of Call » enregistré en live pendant des concerts à Berkeley et Los Angeles en septembre dernier. C’est une petite explosion de joie et de groove avec Antwaun Stanley, Cory Wong, Jacob Jeffries, Theo Katzman, Joe Dart, Woody Goss, Jack Stratton, Charles Jones et Joey Dosik soit tous les membres habituels du groupe.
Obongjayar et « Not In Surrender »
« Not In Surrender » est un petit banger des familles qui fusionne rythmes afrobeat, rock et sonorités électroniques, le tout sublimé par la voix (et le souffle) envoûtante d’Obongjayar. Le morceau déborde d’énergie brute, une invitation irrésistible de se lever pour bouger ses fesses.
Abdomen et Damage Tool
Abdomen ne fait pas dans la demi-mesure avec cet extrait de leur album Yes I Don’t Know. Ici, pas de fioritures. Damage Tool te plonge en plein chaos mental : une crise de panique en accéléré, le souffle court, l’impression d’être pris au piège dans ton propre corps alors que la ville défile à toute vitesse autour de toi (c’est chaud). La musique traduit ce moment où tout vacille. Des riffs métalliques qui s’acharnent comme un moteur en surrégime, une belle touche d’indus, une batterie qui cogne sans relâche, et cette sensation d’étouffement qui grandit.
Lambrini Girls et « No Homo »
Ca hurle, ça bastonne, ça gratte les nerfs comme une lame de rasoir sur du papier de verre. Un cocktail punk bien explosif, signé par ces Anglaises qui n’ont pas peur de rentrer dans le lard du patriarcat et de l’homophobie avec un gros rictus carnassier (et un plaisir non contenu). « No Homo » est tiré de leur premier album « Who Let The Dogs Out » un des albums punks de l’année.
Little Simz et “Flood”
“Flood” est une petite gifle musicale sombre, avec la prod lechée de Miles Clinton James et enrichie par les vibes d’Obongjayar et de Moonchild Sanelly. Simz murmure, Simz cogne, Simz balance une pluie de punchlines. C’est extrait de Lotus, son sixième album qui a prouvé qu’elle était l’une des rappeuses indé les plus classes du monde. Enfin, ça c’est juste mon avis.