LIVE REPORT: Tom Smith, Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand

Après la sortie de son premier album solo There Is Nothing In The Dark That Is Isn’t There In The Light en décembre dernier, le charismatique frontman d’Editors s’offre une tournée européenne avec seulement deux toutes petites dates dans l’hexagone. On s’est arrêté à la coopé, dans la capitale auvergnate, et on vous explique pourquoi c’était génial.

Tom Smith Editors concert Clermont-Ferrand 2026


DEEP DIVE

C’est sans artifice que le britannique s’est livré sur scène, entre deux pots de plantes et une casquette vissée sur la tête et accompagné par un copain prénommé Nick. Nick, c’est son pote aux allures de couteau suisse, qui chante, joue de la guitare, du piano ou encore de l’harmonica, et le tout avec le sourire. Soyez comme Nick.

Tom Smith Editors concert Clermont-Ferrand 2026

Le père Smith a donc commencé son set avec trois morceaux issus de son projet, à savoir Deep Dive, How Many Times et Endings Are Breaking My Heart. Toujours aux accents froids et dépressifs. C’est comme ça qu’on l’aime de toute façon. Il nous avoua ensuite que le football le rendait triste, Arsenal venant de se faire taper les fesses contre Manchester City dans la course au titre. En dépression jusque dans le choix de son équipe de cœur…

NOSTALGIE QUAND TU NOUS TIENS

 

Moment parfait pour nous sortir quelques musiques d’Editors du chapeau, re-imaginées en guitare/voix, dont All The Kings et The Weight, qui se prêtent parfaitement à ce format acoustique. Il réussi à alterner les tubes de son groupe en jouant quasiment l’intégralité de son album solo dans un joli numéro de funambule. Juste. Sans jamais trop en faire, avec la pudeur qui le définit si bien.

Il y a des morceaux qui vous propulsent hors du temps. An End Has A Start en fait partie, et nous rappelle gentiment que l’album éponyme est sorti il y a bientôt 20 ans. (ça va vous?). On a évident lâché une petite larme devant cette vague de chaude et douce nostalgie. Blood qui a suivi a continué son travail et venu nous mettre une petite claque derrière la tête, en vous rappelant à quel point The Back Room, le premier album du quintet, était si singulier. On a également retrouvé le génial Munich du même album, et qu’on a peut-être connu sur la soundtrack de Fifa Street 2. Vous ne le saurez jamais.

Tom Smith Editors concert Clermont-Ferrand 2026

La réinterprétation d’Ocean Of Night est aussi géniale que déroutante. D’habitude presque dansante, on se retrouve enveloppé par une mélancolie dont on a du mal à se sortir, puisque le bougre a continué dans l’anti-danse avec sa reprise lente et déstructurée du morceau Papillon. Petit rappel au passage, l’original avait tout de même fini numéro 1 le temps de quelques jours chez ne copains flamands (Ouais, rien que ça. Disque d’or là bas, y’a quoi?)

Tom Smith Editors concert Clermont-Ferrand 2026

Tom Smith Editors concert Clermont-Ferrand 2026

Moment opportun pour que l’anglais nous sorte une cover de It Ain’t Me Babe, vendu comme un morceau de Timothée Chamalet (Non, ce n’est pas une faute de frappe). Il a conclu son set de belle manière avec une exclu qui sera vraisemblablement dans le prochain album d’Editors, nommée The Hills We Died Upon, mais qu’il avoua avoir foiré avant de s’excuser de nombreuses fois. Avant de nous balancer le très bon Lights Of New York City, et de nous abandonner après Smokers Outside The Hospital Doors. ça nous a fait du bien, et aussi un peu de mal d’entendre son énigmatique voix caverneuse, dont le fantôme de Ian Curtis ne plane jamais bien loin.

Tom Smith Editors concert Clermont-Ferrand 2026


Alors?

On rentre à la maison avec le sourire tout en se sentant gentiment mélancolique. Mais avec le sentiment d’avoir passé une bonne soirée. C’est là, où il est trop fort. On est venu pour voir le chanteur d’Editors, on est reparti en ayant vu Tom Smith.

Retrouvez la setlist ici !

Crédits photo: Romain Harel

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