Bristol : Plus qu’une carte postale pour hipsters
Bristol n’est pas une ville « jolie » au sens Instagram du terme. C’est une ville de contrastes. D’un côté, les maisons colorées de Clifton pour les touristes ; de l’autre, l’ambiance industrielle et brute de Stokes Croft, le quartier qui transpire l’art et la sueur. Mais je ne vais pas te faire la version Trip Advisor. Si je t’en parle, c’est parce que ce port de l’Ouest a vu naître un nombre incroyable d’artistes qui ont retourné la table du salon et la table basse
L’héritage : Du Trip Hop aux murs de Banksy
Déjà, le Trip Hop, ça vient de là. Massive Attack et Portishead ? Bristol pur jus. Les bases sont posées. Mais la musique bristolienne ne s’est pas arrêtée dans les années 90 pour regarder les œuvres de Banksy fleurir sur les murs (oui, l’enfant du pays est pote avec Massive Attack, enfin c’est la rumeur).
La meute Post Punk : Pas là pour épiler des kiwis
Aujourd’hui, c’est IDLES, les rois du post punk bienveillant, qui mènent la charge. Et toute une meute s’est engouffrée dans la brèche. Cette meute-là, elle n’est pas venue pour épiler des kiwis ou cueillir les paquerettes comme je dis souvent. Je te cite à la volée Mould, The Menstrual Cramps ou My First Time. C’est nerveux, c’est politique, c’est indé jusqu’à l’os.
Contrairement à Londres où tu dois vendre un rein pour payer une heure de répétition, Bristol cultive ses lieux. Des endroits comme le Thekla (un cargo transformé en club, quand même) ou le Louisiana ne sont pas juste des salles de concert : ce sont des incubateurs de chaos organisé. Ici, on s’en fout de ton nombre de followers sur Instagram. On veut savoir si tu sais tenir une scène et si ton ampli a assez de répondant.
Alors, si je dois trancher pour répondre à ma question de départ : Bristol est-elle la capitale mondiale de la musique indé ? Je dirais oui monsieur, oui madame. Et ça ne date pas d’hier.
Photo By Ajuk – Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15896358



