Les 5 claques indé à ne pas manquer cette semaine #75

Les 5 claques indé à ne pas manquer cette semaine #75

Comme d’habitude les petits indiens. Voici un petit recap des 5 pépites indé qu’ils ne fallaient pas manquer sur le site cette semaine. Et si tu veux la complétude, c’est dans la section musique. Et je te le rappelle, on a une super playlist avec plein de sons. Et en bonus, je te conseille le dernier épisode de notre podcast.

1/ Morn et « the standard model »

On les avait découverts avec l’excellent « Modern Man » et on aurait pu s’attendre à un torrent de single, puis un ep et un album. J’avoue j’aurai été content. Mais le groupe des frères Riba a choisi de prendre son temps ce qui est finalement une marque de punk attitude dans ce monde ou tout va trop vite. « the standard model » est dans la lignée de leur précédent single. Le rythme est trépidant, le chant possedé, les changements de rythme à la limite du flippant et cerise sur le gateau, le petit choeur qui va bien est foutrement addictif.

2/ Mary in the junkyard et « New Muscles »

Le trio anglais nous balance sur ce single un mélange assez étonnant. D’abord, il y a la voix de Clari Freeman-Taylor : enfantine, pure, habitée d’une poésie brute. De l’autre, une instrumentation qui refuse la facilité. Ça frotte, ça gratte, la mélodie est riche, mais flirte constamment avec une tension angoissante, un peu flippante avant de basculer dans un onirisme total. On est loin de la pop calibrée pour les playlists de supermarché ; ici, on sculpte le chaos avec une classe folle. Du coup j’ai décidé que c’était de l’art rock poétique. J’ai tout de suite penser à Truthpaste ou black country new road avec une plus grosse basse. Vous en dites quoi ?

3/ MAQUINA et « Dança »

Quand j’ai lu le nom du groupe, j’ai pensé à la Makina, ce sous-genre de la techno hardcore né au début des années 90, du côté de la Catalogne et de Valence qui a cartonné dans les années 90/2000. J’avais un ami qui me soulait avec ça. Mais ça s’écrit pas comme ça et donc ce n’est pas ça. Makina, c’est Halison Peres (batterie/chant), João Cavalheiro (guitare) et José Rego (basse). C’est un groupe de krautrock lisboète c’est à dire qu’il balance un rythme hypnotique en 4/4 pour te faire bouger la tête. Le genre vient d’Allemagne, pas du portugal, et dans le cas de notre groupe portugais, ça tend aussi vers de l’indus et ça avoine la pouliche.

4/ Getdown Services et « I Can’t Die Like That »

Tu les connaissais avec le très bon The radiator, tu les découvriras en un peu plus cool avec « I Can’t Die Like That ». Josh Law et Ben Sadler sont toujours aussi rock, aussi absurde et débonnaire (oui c’est positif). « I Can’t Die Like That, ça parle de ce moment où les choses simples deviennent compliquées, du moment ou tu te prends la tête alors que tu devrais profiter. Ca parle de la vie en regardant la mer et en se disant que la solution la plus simple est très souvent la meilleure.

5/ Kid Sistr et « Boys in Skirts »

Kid Sistr c’est un trio indie rock de Brooklyn composé de Sara Keden, Becca Maclean et Isabella Ingrao. J’ai lu un article qui dit d’elle que c’est HAIM mais avec de la disto bien grasse. Je trouve la comparaison tout à fait exacte.

« Boys in Skirts », c’est un hymne indie pop punk hyper addictif, hyper queer, taillé pour l’été, avec des lignes de guitare qui scintillent et un refrain entêtant qui te reste dans le crâne. Et comme  Les paroles balancent des punchlines d’une efficacité redoutable (« Boys in skirts I wanna take it off ya, get your makeup on my shirt » soit je trouve les mecs en jupe très sexy). Bref, c’est frais, c’est impertinent, ça ne s’excuse de rien.

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