Tu connais l’histoire : un jour, quelqu’un a dit “le rock est mort”. Puis IDLES est arrivé, a sorti ses Doc Martens, a gueulé dans un micro et a défoncé la porte du post punk UK à coups de riffs tendus et de slogans en lettres capitales. Depuis, ils traînent leur colère dans tous les festivals, hurlent sur les plateaux télé, font pleurer les boomers et danser les punks trentenaires qui paient leur bière 8 balles. Et ça, franchement, c’est beau.
Alors voilà 10 titres pour te rappeler pourquoi IDLES, c’est pas juste un groupe, c’est une urgence vitale. Et pourquoi, oui, c’est la putain de base.
1. Mother (2017 – Brutalism)
“I’AM A FEMINIST”
Premier vrai uppercut. Ça parle des mères, des luttes sociales, de rage froide. C’est crade, tendu, cathartique. Un cri pour toutes les femmes qu’on piétine. Un cri pour toutes les colères rentrées. Le genre de morceau qui te donne envie de foutre le feu à un bureau de vote (mais avec des convictions).
2. Well Done (2017 – Brutalism)
“Why don’t you get a job?” – “Well done.”
Ironie mordante, basse qui grogne, sarcasme en stéréo. C’est un pamphlet contre le néolibéralisme et les conneries d’ascension sociale à la sauce Linkedin. T’as bossé 80h cette semaine ? Félicitations, tu es toujours pauvre.
3. Danny Nedelko (2018 – Joy as an Act of Resistance)
“My best friend is an alien (I know him, and he is!)”
Hymne antifasciste en forme de pogo. Un appel à l’amour, aux potes, aux migrants, à ceux qu’on veut faire taire. C’est catchy, c’est bruyant, c’est bien plus qu’un tube : c’est un câlin avec des gants cloutés.
4. Never Fight A Man With A Perm (2018 – Joy as an Act of Resistance)
“You look like a walking thyroid.”
Joe Talbot aligne les punchlines comme d’autres les shots de Jaeger. Une diss track contre les mâles toxiques et la virilité de vestiaire. Si t’as jamais crié “Concrete to leather!” dans ta salle de bain, t’as raté ta vie.
5. Colossus (2018 – Joy as an Act of Resistance)
Intro lente, lourde comme un lendemain de cuite politique. Puis l’explosion. Deux morceaux en un, et une montée en tension qui ferait rougir Explosions in the Sky (qui est un excellent groupe). Une ode aux freaks, aux marginaux, aux brisés magnifiques.
6. Mr. Motivator (2020 – Ultra Mono)
Retour avec une punchline XXL et des riffs qui giflent. C’est exagéré, bourrin, absurde. Mais ça marche. Un shot d’endorphines punk en pleine gueule, pour te rappeler que danser sur des trucs énervés, c’est aussi une forme de soin.
7. Grounds (2020 – Ultra Mono)
“Do you hear that thunder? That’s the sound of strength in numbers.”
Manifeste de résistance. Une basse marteau-piqueur, des slogans qui collent aux murs et une rage maîtrisée. IDLES n’a jamais été aussi politique, et aussi efficace. T’as envie de courir, de gueuler, d’embrasser ton voisin de pogo. Même s’il sue.
8. The Beachland Ballroom (2021 – CRAWLER)
Un virage (ou pas). IDLES fait une soul-punk classe, posée, pleine de fêlures. Joe chante (vraiment), et c’est beau. C’est toujours tendu, mais c’est retenu. Comme si après le chaos, ils t’offraient un slow crado pour danser soul. La clope après l’amour (dans le respect évidemment).
9. Crawl! (2021 – CRAWLER)
C’est noir, rampant, désespéré. IDLES explore la dépendance, le doute, l’autodestruction. Moins frontal, mais pas moins puissant. Ils te serrent la gorge doucement, et tu dis encore.
10. POP POP POP (2024 – TANGK)
Un des morceaux les plus récents, et l’un des plus étranges. Une basse qui roule, un groove malsain, une ambiance presque club crado. IDLES prend des risques, se déconstruit, sort du carcan punk qui envoie du steack. C’est déroutant, mais fascinant.
Amy
Meydei!
Huggy
Merci pour cette liste !
J’aurais été bien incapable de faire ce tri, tellement je suis sous emprise de tous leurs morceaux…
De tous les mots écrits ici, URGENCE me parait le plus fort.
IDLES c’est comme une alarme qui retentit ! Tu relèves le nez de ton quotidien, et tu te dis putain il y a le feu ! il faut sortir !
Quelle découverte
Nota / petite coquille : il y a la video de Grounds sur Beachland Ballroom
Charles Chinasky
Merci beaucoup, c’est corrigé
Huggy
well done 😉