Maruja revient avec Saoirse, un morceau aussi intense que nécessaire, où les cuivres s’élèvent comme un chant d’espoir dans un monde en ruine.
Saoirse, un cri élégant pour la liberté
Troisième extrait de leur très attendu premier album Pain to Power (sortie prévue le 12 septembre chez Music For Nations), Saoirse confirme ce qu’on pressentait depuis un moment : Maruja est bien plus qu’un groupe post-punk à saxophone. C’est un manifeste musical. Une claque douce et brûlante. Un uppercut plein d’élégance.
Porté par un clip poignant signé Jake Thompson et Alex Orosa, Saoirse (mot gaélique qui signifie « liberté ») explore les racines irlandaises du saxophoniste Joe Carroll et tend un pont entre passé colonial et luttes contemporaines, entre guerre d’indépendance et appel vibrant à la solidarité avec la Palestine. Oui, tout ça en cinq minutes.
L’origine du morceau tient presque du miracle narratif : une vieille BD trouvée dans les affaires du grand-père, un soldat des Black and Tans envoyé en Palestine, et le groupe tisse à partir de cette image une ode à la compréhension et à l’unité. Sur un fil de violon, un souffle de sax, et la voix de Harry Wilkinson qui tremble d’émotion, Maruja exhorte à dépasser les peurs et les divisions.
Et musicalement ? C’est élégant et fou à la fois. Les cordes flottent, le saxophone pleure et danse, les crescendos montent comme des vagues de colère contenue. Il y a du Talk Talk là-dedans, du Gilla Band dans les nerfs, du Black Country, New Road dans la mise à nu. Mais surtout, il y a du Maruja.
Car Saoirse, c’est ça : un cri du cœur en forme de poème jazz-punk, une incantation pour les temps troublés. Maruja ne fait pas de la musique engagée par posture. Ils la vivent, la transpirent, la hurlent en beauté.
Maruja demande à ses fans, si possible, de faire un don à Medical Aid For Palestinians, afin de soutenir leur travail continu à Gaza. Une collecte de fonds est disponible sur la page Instagram du groupe.