Nos rêves font du bruit, du rock et de la sueur à Troyes !

 

La 6ème édition du festival « Nos rêves font du bruit » aura lieu du 18 au 22 Novembre 2025.
Le festival rock propose une programmation 100 % rock, marquée par des groupes qui mouillent le maillot sur scène.
Matthis Chapotot, l’homme à la base du festival nous raconte l’histoire et nous tease cette 6ème édition.

// Salut Matthis, tu es l’un des protagoniste de l’ombre de ce festival « Nos rêves font du bruit », la 6ème édition a lieu dans quelques jours. Où vous en êtes coté logistique ? La tension monte j’imagine ? 

Matthis: Tout est quasi prêt ! Ça va arriver beaucoup trop vite !

// Quel est ton rôle dans ce festival ? 

Matthis: Je suis le créateur du festival, j’ai fait toutes les missions possibles et imaginables durant les 5 premières éditions. Depuis cette année, je me suis entouré d’une équipe.
Nous sommes 13 maintenant. Je m’occupe principalement de la direction, la programmation et la communication.

// Comment est-ce qu’on monte une programmation rock en 2025 ?

Matthis: En fait, c’est que des groupes que je vois en concert et qui m’ont mis des claques.
J’avais envie de faire partager cette puissance avec les Troyens.

// Tu es comme un « live-trotter » en quelque sorte ? 

Matthis: Oui, je vois énormément de concerts, j’adore me ballader partout en France pour assister à des lives. Pour les têtes d’affiches ça m’arrive de ne pas les avoir encore vu au moment ou je les programme mais je sais que je les veux vraiment.
Sinon pour les groupes émergents je les ai déjà vu, je sais que ça va fonctionner. 

Nos rêves font du bruit, du rock et de la sueur à Troyes !

// Le festival s’étale sur 5 jours et 3 lieux différents, le « Fer à Gus », le « Troyes fois plus » et la « Chapelle Argence » c’est une logistique compliquée à mettre en place ? 

Matthis: C’est une sacré logistique mais c’est cool d’inclure les bars dans le festival, on trouve différentes personnes. Il y a une mixité intéressante, j’adore les concerts dans les bars.
Puis aussi ça nous permet d’accueillir des groupes qui sont trop petits pour la grande salle.
Avec ce format-là on peut ratisser toutes les envergures de groupes et c’est trop bien.

// Est ce que tu affectionnes aussi ce coté « promiscuité », pour info la « Chapelle Argence » est une belle salle mais ce n’est pas un zénith de 3000 places. Est ce que c’est quelque chose que tu veux garder pérenne dans l’avenir ? 

Matthis: Oui je pense, après ça ne grossi pas parce qu’on n’a pas encore les moyens de le faire aussi. Mais j’aime beaucoup ce format.

// Pour parler, par exemple, de Tinals (This is not a love song festival) ils sont revenus à un festival à taille humaine. 

Matthis: J’adore le coté proche et humain. Ce format de 500 places je trouve ça chouette, le seul inconvénient peut être c’est que tu ne peux pas accueillir tout le monde. Plus tu as de grosse têtes d’affiches plus tu dois avoir des salles plus grandes.

 

// Coté programmation vont se succéder sur les 5 jours: Man over drive, Pales, Split, Avalon bloom, Basic partner, Chest., Tagada Jones, Eiffel, Gwendoline, It It Anita, The murder capital…. Une récréation pour les fans de rock. Félicitations !
Comment vous avez fait pour faire venir The murder capital par exemple ? 

Matthis: Merci beaucoup !
Pour Murder Capital, c’est un groupe que je kiffe depuis 4 ans je les ai vu plusieurs fois.
En fait je leur envoie des mails depuis le début c’est la pure vérité. Mais jusque là je n’avais pas eu de réponse. Je pense qu’à l’époque on était trop petit.
Depuis l’année dernière et ce format passé à 5 jours on a commencé à accueillir des groupes étrangers avec Ditz notamment, du coup je pense qu’ils ont étudié un peu plus le dossier et on s’est mis d’accord.
On a la chance de les accueillir cette année et pour la petite anecdote c’est la dernière date de leur tournée mondiale. On est très fier qu’ils viennent clôturer ce disque chez nous.

 

// On trouve Eiffel aussi dans la programmation, qui est un groupe mythique pour le rock français, Tagada Jones pour le punk français, vous brassez plusieurs générations de public. 

Matthis: Oui cette année dans la grande salle c’est trois styles différents qui se complètent. Ils se rejoignent dans une même chose c’est que si tu aimes les groupes lives, tu vas être servi.
Mais oui, les 3 têtes d’affiches sont très différentes.

 

// La majorité de vos groupes programmés sont français sauf Murder Capital qui sont irlandais et It It Anita qui sont belges. Est ce que c’est plus simple de faire une programmation avec des groupes français ? Ou est ce que c’est juste une question de moyens ? 

Matthis: Un peu des deux. C’est sur que pour les groupes internationaux lorsqu’ils ne sont pas en tournée, on regarde les prix et on se dit que ce n’est pas possible.

// Comment ça se passe avec la mairie ? Est ce que vous êtes soutenus par les institutions ? 

Matthis: Ils sont vraiment sympa avec nous sur le festival. Les 3 derniers soirs sont dans une salle donc ça se passe bien. Pour les autres soirs, dans les bars, l’année dernière il y a eu la police qui s’est déplacée (Rires) à cause du bruit. A Troyes, ils sont un peu sévères avec ça.
La dernière édition le second jour, j’ai dû faire elle portier pour éviter qu’il n’y ait trop de bruit dans la rue, j’ai fait le vigile devant la porte pendant les 20 dernières minutes du concert (Rires).

Ditz

// Coté tarification, on part sur des prix plus que raisonnable, le pass 3 jours, par exemple est à 70 euros et les deux premiers soirs sont en entrée libre.
Comment vous agencer les prix d’un festival comme le tiens ? 

Matthis: Je veux que ce soit le plus bas possible c’est une vraie volonté. Merci de le souligner c’est cool. Et pour le reste ça suit aussi, les bières, la restauration. On met le plus bas possible dans la limite du raisonnable quand même puisqu’il faut qu’on rentre dans nos frais. C’est des savants calculs mais pour le moment on y arrive.

// Est ce que tu as vu tous les groupes de cette édition ? 

Matthis: Je les ai tous vu sauf Pales.

// J’attends beaucoup de Chest. pour ma part. 

Matthis: Tu vas péter un câble (Rires). Déjà les compos sont terribles mais le son… en fait c’est ça qui te choppes à la gorge chez Chest. Ils sont 3 ingénieurs son dans le groupe (NDLR: Le guitariste est l’ingénieur son de Fragile) et le résultat est juste sensationnel.
A Rock en Seine cet été ils étaient sur la plus petite scène, t’arrives là dessus et tu te dis:
« Mais c’est quoi ce truc ? » C’est vraiment un groupe de fou. 

 

// Finalement ton crédo c’est « Du rock et de la sueur ? » 

Matthis: Oui c’est un peu ça. J’aime la musique live.
Peu importe les instruments utilisés , la langue, du moment que c’est sincère et que ça te met une branlée bah je programme (Rires). Parfois c’est plus pop où plus punk. Eiffel en soi, c’est entre chanson et rock et ça fonctionne très bien.
Je veux défendre les groupes qui montent sur scène comme si c’était leur dernière fois.

// Est ce qu’on va te croiser dans les pogos ? 

Matthis: Peut être un petit peu oui, ça peut arriver (Rires).

 

« Nos rêves font du bruit »
Du 18 au 22 Novembre 2025
Plus d’infos sur le www.nosrevesfontdubruit.fr

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