On a aimé « Leather Temple » de Carpenter Brut

Leather Temple de Carpenter Brut

Les fers de lance de la synthwave française sont revenus dans les bacs le 27 février dernier, avec Leather Temple, le petit dernier d’une trilogie d’album commencée en 2018. Est-ce que c’est toujours aussi cool, Carpenter Brut? Assieds-toi, on en parle cinq minutes.

Leather Temple

Après les gars nous avaient prévenu avec le morceau éponyme sorti début décembre. Avec l’équivalent d’un bon coup de pied retourné dans la gueule. Toujours des riffs accrocheurs, énervés, et répétitifs. Le morceau a le temps de bien nous taper dans les tympans en un peu plus de trois minutes (C’est fou, ce qu’on peut faire en trois minutes…). Mais on préfère tout de même la D.A des clips made in Seth Ickerman. Une flagrante envie de lancer Turbo Killer, là, d’ailleurs. La prise de vue réelle rajoute ce petit quelque chose en plus.

C’était agréable de voir l’évolution de Carpenter Brut dans cette trilogie du cuir. Même s’il y a toujours cette volonté de puiser dans ce qu’ils savent faire de mieux, à savoir du son qui tape. On notera par contre l’absence de chant dans cet opus, eux qui nous avaient habitué a Gunship, ou a Greg Puciato de The Dillinger Escape Plan par exemple. Probablement une envie de l’artiste de revenir à quelque chose de plus trivial, et de remettre ses sonorités au centre des débats. (Musclés, quand même).

Ce qu’on retient de l’album :

Déjà, il nous rappelle pourquoi ce groupe nous avait mis une claque il y a plus de dix ans maintenant. Il suffit d’écouter le catchy Neon Requiem. On est de suite transporté sur l’autoroute, accoudé à la fenêtre et une clope au bec. Bon, au volant d’un vaisseau dans Blade Runner 2049, mais c’est aussi ça, la force de Carpenter Brut. De nous emmener dans un imaginaire futuriste où on a envie d’aller. Malgré la brutalité régnante. Mais on irait partout, avec des gants en cuir cloutés et un bandana dans les cheveux.

On retient le frénétique de The Misfits/The Rebels, qui emprunte même un peu de drum & bass dans son intro vient nous remettre une petite claque dans la nuque. Ce synthé qui revient sans cesse en filigrane rends dingue.

Le seul moment de répit de cet album, c’est sur The End Complete. Six minutes de darkwave chill qui monte crescendo et vient conclure avec brio une trilogie vieille de huit ans, laissant James Cameron en sueur. Et en vrai? ça fait du bien tant le reste est intense. Sur ce morceau, on pourrait même se croire dans le jeu Perfect Dark. (Si vous avez eu la Nintendo 64, vous savez). La durée de l’album malgré ses dix titres peut nous laisser un peu sur notre fin, mais ça reste un très bon LP pour les gars de chez No Quarter Prod.

Petite pensée aux chanceux qui pourront les voir sur leur tournée européenne ce mois-ci. Carpenter Brut reste un des groupes les plus funs de la scène française.

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