Dodudaboum et « Miam » : le space cake sonore de Dorian Verdier

Il y a des disques qu’on croise par hasard sur Bandcamp à 2h du matin, et qui vous laissent une empreinte que vous n’arrivez plus jamais à effacer. « Miam » de Dodudaboum, c’est exactement ça.

Douze titres, sortis le 8 novembre 2012, et une pochette qui sent bon le n’importe quoi assumé. Derrière ce nom improbable — Dodudaboum, littéralement le bruit qu’on ferait en tombant d’un escabeau après trois bières — se cache Dorian Verdier, un habitué des scènes garage et psyché françaises qu’on retrouve aussi du côté de JC Sàtan, Crane Angels et Le Pingouin. Autant dire que le monsieur ne s’ennuie pas côté projets parallèles.

Mais « Miam », c’est autre chose. On laisse la fuzz et le psyché-punk au vestiaire pour plonger dans une électro-pop foutraque, synth-punk et complètement ludique. Le résultat ? Imaginez la bande originale de Toy Story si le compositeur avait piqué le space cake planqué dans le tiroir de Woody. Ça sautille, ça bipe, ça part dans tous les sens, et étrangement, ça fonctionne à merveille.

La tracklist, elle, joue la carte du menu gastronomique version cantine du mercredi : « Pénard », « Country Flavor », « Vieille Gauffre », « Super Patate », « Fille de joie », « Oh R’n’B », « Chaméléon », « Recette Secrète », « Hey! », « Cheese Nan », « Miam » (forcément) et « Happy End » pour la note sucrée-salée finale. Douze petits plats qui se dévorent sans complexe, entre bidouillages synthétiques et un humour qui ne se prend jamais au sérieux.

C’est le genre de disque qu’on n’a jamais vu passer dans une chronique Pitchfork, qu’aucun algorithme Spotify ne vous recommandera jamais, et c’est peut-être exactement pour ça qu’il mérite qu’on en parle. Allez, on se fait un « Miam » ce soir ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *