Elle arrive comme une tornade en Doc Martens et cheveux poivre sel : la Sad Old Woman, c’est pas ta mamie tricot-camomille, c’est une furie qui fait du pogo dans ton salon en criant que le patriarcat peut bien aller se faire cuire un œuf (sans cholestérol, vous avez l’image). Avec ce morceau, Problem Patterns dynamite les représentations bien polies de la femme vieillissante façon pub pour crèmes antirides.
Vieille, en colère et bruyante : Problem Patterns dynamite le cliché avec Sad Old Woman
Ici, pas de douceur crépusculaire ni de sagesse apaisée : juste des riffs qui griffent, une batterie qui tabasse et des voix qui hurlent ce qu’on n’ose même pas penser tout haut. Elles t’enfoncent dans la gorge la réalité d’un monde qui préfère les femmes jeunes, belles et muettes – et te montrent ce que ça donne quand on décide de ne plus rentrer dans les cases, ni dans les collants gainants.
« Sad Old Woman » c’est un doigt d’honneur avec vernis écaillé, c’est le cri de celles qu’on efface, qu’on moque, qu’on parque dans des images de mamies gâteaux ou de folles aux chats. Mais dans les mains de Problem Patterns, ce cliché devient une arme punk, ironique, rageuse, et résolument badass.
À mi-chemin entre Bikini Kill, IDLES sous hormones et une réunion de sorcières anarchistes dans un squat irlandais, le groupe balance ce titre comme un uppercut. Pas besoin de solo de guitare chiadé, juste de la rage sincère, brute, collective. Et c’est ça qui fait du bien : elles ne cherchent pas à plaire, elles cherchent à déranger. Mission accomplie.
Alors ouais, si un jour on te traite de « vieille femme triste » (ou pas), tu sauras quoi faire : tu hurles les paroles, tu montes le son, et tu continues à foutre le feu. Parce qu’avec Problem Patterns, même la vieillesse est une émeute.