La scène indé, c’est comme une boite de chocolat : on ne sait jamais sur quoi on va tomber (enfin si, des moules et des frites). Voici trois groupes et leurs singles à savourer d’urgence : Queens of The Stone Age, Hallans et Burglar
1/ Queens of The Stone Age – « Where The Goth Girls At ? », du rock et des gothiques
Queens of the Stone Age vient d’envoyer de la musique fraîche avec « Where the Goth Girls At? », troisième cartouche tirée de leur futur album Perfecth, attendu pour le 30 octobre chez Matador Records. Sur ce titre, Josh Homme convoque ses démons de jeunesse en racontant, non sans une pointe d’ironie, sa fascination d’adolescent pour les filles au look gothique. Pas de gros rouleau compresseur ici : le groupe fait le choix de la retenue avec un morceau rock faussement calme, habillé d’une production minimaliste et fluide. Mais ne t’y trompe pas, la patte QOTSA reste bien là : des riffs vicieux glissés en sous-marin et cette tension caractéristique qui s’installe sans jamais avoir besoin d’exploser.
2/ Hallan et « Salomon », post punk oriental
Les Anglais de Hallan reprennent du service avec « Salomon », nouvel extrait d’un second album très attendu, What’s a Heaven For?, annoncé pour le 29 janvier 2027. Sur ce morceau, le quatuor de Portsmouth ne fait pas dans la facilité et va piocher directement son inspiration dans l’histoire biblique du jugement du roi Salomon. Un concept sacrément ambitieux qu’ils traduisent en musique par un rock tendu, zébré d’influences et de gammes orientales qui apportent une couleur envoûtante au morceau. Côté micro, la scansion cynique et parlée-chantée rappelle immédiatement l’insolence d’un James Smith (Yard Act), apportant ce côté narration britannique sous haute pression.
3/ Burglar et « Cappadocia » à la fraiche
Si tu cherches la dose de rock bien frais capable de retaper ta journée en trois minutes chrono, pose tes écouteurs là-dessus. Le duo irlandais Burglar vient de lâcher « La Cappadoce », une petite fraîcheur guitare-voix qui fait un bien fou au moral.Derrière ce titre d’invitation au voyage se cache le jardin secret du frontman Eduardo Pinheiro. Pour lui, la Cappadoce, c’est l’échappatoire ultime : « C’est l’endroit où je m’évade pour survoler les montagnes en montgolfière. J’ai toujours vu ça comme le décor du voyage de lune de miel parfait ». Cette légèreté traverse tout le morceau. Le groupe y déroule une douceur communicative, portée par des motifs de guitare lumineux, de la clarté dans les arrangements et un sens de la mélodie qui fait mouche immédiatement.



