Le flash-back culture : Pourquoi Samurai Champloo a tout changé
Douze ans après ce partage brut, la claque est toujours la même. Pour les retardataires qui se demandent ce que vient faire le hip-hop au pays des katanas, un petit rappel s’impose. En 2004, le réalisateur Shinichirō Watanabe (déjà coupable du chef-d’œuvre Cowboy Bebop) brise les codes en fusionnant le Japon médiéval de l’ère Edo avec la culture street contemporaine.
Mais le véritable coup de génie de la série tient dans sa bande-son. C’est ici qu’est né le mythe.
## L’ombre de Nujabes et l’âge d’or du Lo-Fi
Derrière les beats mélancoliques et jazzy qui rythment les combats de Mugen et Jin, on trouve le regretté Nujabes (Jun Seba), épaulé par Fat Jon et Force of Nature. En associant des samples de jazz hyper feutrés à des rythmiques hip-hop old school, ils ont tout simplement posé les fondations de ce qu’on appelle aujourd’hui le Lo-Fi Hip-Hop.
Cette esthétique du sample nostalgique, de la craquelure de vinyle et de la déambulation nocturne – qu’on retrouve parfaitement dans cette mixtape Champloo Crates 2 – est devenue la bande-son officielle de toute une génération de diggers sur le web.
Alors oui, la pochette est peut-être kitch, mais le son, lui, est éternel. Sortez les écouteurs, c’est pour les vrais puristes.
(Ouai, la pochette est hyper moche, ça va.)



