High Hazels – Misbehave

High Hazels est un jeune groupe de rock formé par les frères Paul et Anthony Barlow, James Leesley et Scott Howes, qui vient de me faire péter un câble, comme un concentré de ce qu’il y a eu de meilleur dans le rock anglais ces dernières années dans un seul morceau. God bless the Queen.

High Hazels, la sensation de Sheffield

Et pour cause : le quatuor vient de Sheffield, cette ville du Yorkshire qui a déjà donné Arctic Monkeys, Richard Hawley et Pulp au monde, comme si l’eau du robinet locale contenait une dose de mélancolie mélodique obligatoire. James, Scott et Anthony se connaissent depuis l’école primaire à Handsworth, dans la banlieue de Sheffield ; Paul, le frère d’Anthony, les a rejoints un peu plus tard à la basse après quelques nuits de trop passées dans les pubs du coin à refaire le monde et la setlist. Le groupe s’est formé en 2012, direction une salle de répète paumée dans une ancienne usine de Kelham Island, le quartier industriel de la ville, avec vue sur la rivière Don. Sacré décor pour composer des chansons pop qui, elles, n’ont rien d’industriel.

Leurs influences, ils ne s’en cachent pas : Simon & Garfunkel pour l’épure, Richard Hawley pour le jeu de guitare, Jarvis Cocker pour les textes, et puis Elbow, Fleet Foxes, The Smiths, Radiohead, The Shins, The Walkmen ou Joy Division en toile de fond. Une liste de courses qui, sur le papier, sent le name-dropping de blog musique premier degré, mais qui, une fois posée sur leurs morceaux, sonne étonnamment cohérente.

Le groupe enregistre ses premières maquettes fin 2012 et les envoie à Steve Lamacq, l’animateur de BBC 6 Music réputé pour dénicher les groupes avant tout le monde. Résultat : il diffuse un de leurs titres à l’antenne avant même que High Hazels ait joué son premier concert. Ils signent ensuite chez Heist Or Hit Records pour sortir leur premier single, « Hearts Are Breaking », en 45 tours édition limitée. La suite, c’est un groupe qui n’a jamais vraiment cherché à réinventer la pop anglaise, juste à la faire sonner, une fois de plus, comme si c’était la première fois.  

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