Si vous cherchiez la fraîcheur pop-rock d’un groupe tiré à quatre épingles ou les arrangements lisses calibrés pour tourner en boucle sur les radios nationales, passez votre chemin. Avec leur nouvel EP Through The Cracks, le quatuor californien The Bixby Knolls pose un pavé dans la mare de l’indie rock en ce début d’année 2012.Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le groupe emmené par Curran Reynolds ne fait pas dans la demi-mesure.
Du rock brut, sans filtre ni artifices
Là où la scène indie contemporaine s’enferme trop souvent dans de l’esthétisme sur-produit et du synthétisme tiède, The Bixby Knolls choisit la voie inverse : l’urgence, la moiteur des garages et l’électricité pure. Dès le premier titre, la ligne de basse est lourde, les guitares sont saturées juste ce qu’il faut, et la voix éraillée vient accrocher l’oreille sans demander la permission.
Ce qui frappe sur Through The Cracks, c’est cette authenticité presque brutale :
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Une section rythmique en béton armé : Pas de fioritures, ça frappe fort et c’est calé au millimètre.
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Des riffs acérés : On sent l’héritage du post-punk britannique croisé avec le rock alternatif américain des années 90.
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Un songwriting affûté : Derrière le mur de son, il y a de véritables mélodies qui s’imprègnent durablement dans le crâne.
Le rock n’a pas besoin de se réinventer tous les matins pour être percutant, il a juste besoin d’être joué avec les tripes. Avec Through The Cracks, The Bixby Knolls livre un projet condensé, efficace et sans concession. Un des EPs indépendants les plus solides de ce début d’année 2012. À écouter d’urgence, le potentiomètre de volume poussé au maximum.



