C’est l’histoire d’un groupe suédois qui ne veut pas vieillir. Pas de pot-au-feu, pas de claquettes, pas de retraite dorée à Malmö ni de lecture d’histoires aux petits enfants. Non. Les Hives veulent continuer à foutre le feu, guitare au poing, sourire carnassier et costume noir amidonné. Et “Paint A Picture”, leur nouveau single, c’est un peu comme si Roy Lichtenstein s’était mis au garage punk pendant une nuit blanche sous amphétamines.
Du riff, du pinceau et du panache
Sous les couches d’acrylique, The Hives t’envoient quand même un message pas si con : peindre sa propre réalité, s’échapper de la norme, balancer un gros fuck à la conformité. C’est pas du Camus mais c’est pas du Zaz non plus, donc on prend.
Le clip t’envoie direct dans une expo pop-art où les amplis hurlent des bulles de dialogue en onomatopées. Pow! Bang! Fuzz ! Et musicalement ? Ben c’est The Hives, mon gars. Un riff qui roule comme une caisse volée, un chant qui éructe avec classe, et un refrain qui fait lever le poing même à un comptable sous Lexomil. Tu sens les années 2000 te taper dans le dos. Tu sues du médiator. Ça pue la scène, la sueur, le pogo à clope et les guitares mal accordées. Et c’est parfait.
Forever The Hives
Ce single annonce le nouvel album The Hives Forever Forever The Hives (oui, deux fois “forever”, ils sont comme ça), qui débarque le 29 août. Produit par des barbus qui savent ce qu’ils font (Mike D des Beastie Boys, Pelle Gunnerfeldt, et un peu de Josh Homme qui traînait là), on peut s’attendre à une belle baston sonore entre élégance rétro et baston punk.
Et si t’as l’oreille sensible, prépare-toi quand même : The Hives viennent te secouer les tympans au Zénith de Paris le 20 novembre. Ramène ton cuir, ton énergie, et oublie pas que les Hives sur scène, c’est pas un concert. C’est une révolution en costume-cravate.