Ils avaient calmé le jeu. Adouci les angles. Ramené le chaos à la maison pour l’habiller de pop étrange et de structures (presque) sages. Et puis… non. The Mars Volta est revenu foutre le feu au salon avec un nouvel album, et ça commence avec “Lucro Sucio”, un single crasseux comme un rêve moite en plein désert.
“Lucro Sucio” : The Mars Volta revient avec un son plus sombre et expérimental
Ici, tout est tension. Une basse sourde qui suinte l’inquiétude, des nappes synthétiques qui vrillent le cerveau, et la voix de Cedric Bixler-Zavala qui plane entre incantation et convulsion. Omar Rodríguez-López, lui, joue comme s’il tentait d’ouvrir une brèche dans la matière. Chaque riff est un coup de tournevis dans la mécanique du réel.
C’est un retour aux sources sans faire du surplace. Pas de nostalgie stérile ici : The Mars Volta se réinvente dans la poussière, le rock parano et les rythmes fracturés. C’est à la fois poisseux, urgent, et furieusement vivant. C’est moins punk et mélodique que « At the drive in » ( Si tu connais pas, court vite écouter, c’est tellement bon)
“Lucro Sucio” est extrait de « Lucro sucio; Los ojos del vacio » et ça vient de sortir. C’est intelligent, puissant et tu vas aimer.
La bio express de The mars volta
Nés des cendres brûlantes d’At The Drive-In, The Mars Volta voient le jour au tout début des années 2000 sous l’impulsion du duo électrique Cedric Bixler-Zavala (chant) et Omar Rodríguez-López (guitare, cerveau parallèle). Leur mission ? Explorer les confins du rock psychédélique, du jazz free, de la salsa déglinguée, du punk progressif et de l’ésotérisme sous acide.
Dès De-Loused in the Comatorium (2003), produit par Rick Rubin avec Flea à la basse, ils posent les bases d’un son dense, labyrinthique, où chaque morceau est une odyssée sonore. Suivent des albums-monstres comme Frances the Mute, Amputechture, ou The Bedlam in Goliath, qui mêlent tragédies personnelles, chaos rythmique et lyrisme cryptique.
Après une séparation en 2012 et des projets solos dans tous les sens (notamment Bosnian Rainbows, Antemasque, solo d’Omar à la pelle), ils se reforment en 2022 pour un retour plus posé, plus pop, mais toujours étrange.