Tu veux m’épouser ?

L’Amour avec un grand A (comme Amertume) : La Kiss Cam du désespoir

On a tous été ce mec à un moment donné. On est là, on essaie de passer inaperçu dans la foule, de noyer son ennui ou sa solitude dans une bière tiède vendue au prix d’un rein, et soudain : la lumière. La Kiss Cam. Le projecteur de la honte qui te demande de prouver ton affection pour quelqu’un devant tout le monde.

Et là, c’est le génie. Pas de copine ? Pas de problème. Ce monsieur décide de donner à la foule ce qu’elle veut : de la passion. Il empoigne sa pinte, lui jette un regard dévastateur et l’embrasse avec plus de ferveur que n’importe quel couple de Tinder au premier rendez-vous. C’est la déclaration d’amour ultime à la seule chose qui ne te quitte jamais vraiment : l’alcool industriel.

C’est pathétique ? Non, c’est héroïque. C’est une résistance poétique face à l’injonction au bonheur social.

Et pour mettre ça en musique, il n’y avait qu’une option : « Beer » de Reel Big Fish.

Le morceau culte du ska-punk des années 90, avec ses cuivres qui pétillent et son refrain qui sent bon la remise en question existentielle (« I think I’ll have myself a beer »). C’est rapide, c’est joyeux, c’est un peu débile, mais ça cache cette mélancolie du type qui sait très bien que sa relation la plus stable se trouve au fond d’un verre.

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