J’écoutais par curiosité le nouveau titre de Violet Grohl et j’ai repensé à la prise de parole de Louise Chabat sur les Nepo Baby il y a quelques jours. Cette dernière expliquait récemment que : “Évidemment que je me sens une nepo baby. Si moi je ne suis pas une nepo baby, qui est une nepo baby ? Je suis la quintessence même de la nepo baby”
En résumé, oui, elle sait qu’elle est privilégiée, oui elle sait que sa famille lui apporte, un capital financier, un capital culturel et un capital social (le réseau), une possibilité de prise de risque qui lui donne trois tours d’avance dans la course à la réussite artistique. Violet Grohl a développé exactement le même face aux critiques (ce qui n’est vraiment pas le cas de tout le monde) : « Ce n’est pas quelque chose derrière lequel je vais me cacher ou qui va me faire dire : “Non, j’ai tellement travaillé dur pour en arriver là ! Vous ne devriez pas dire ça ! Ça me blesse….Écoutez ma musique, et ensuite vous pourrez décider par vous-mêmes si je mérite cette carrière ou non. ” ».
Et donc ?
Et donc rien, parce que c’est finalement tout ce qu’on leur demande : de l’honnêteté. Qu’elles fassent la carrière qu’elles veulent, je leur souhaite toute la réussite du monde. Le piston ouvre des portes, mais il ne crée pas le talent. Si Violet Grohl nous pond trois albums pourris d’affilée, le public passera à autre chose même si c’est la fille de Dave Grohl. Le nom de famille ne fait pas tenir un refrain.
Du coup je vous invite à écouter « Bug In The Cake », son dernier single. C’est très rock des années 90’s, très bien foutu, ça ressemble à du pixies ou du breeders (ce qui est un gage de qualité). Vous me direz.



