Wires in the Walls – Tremolo

Wires in the Walls

 

Bon. Il est tard, j’ai plus de bière, juste un fond de whisky suspect qui traîne depuis Noël, et je viens de tomber sur ce clip qui vient de sortir : « Tremolo » de Wires in the Walls. Et là, sérieusement, il faut qu’on en parle.

Wires in the Walls – Tremolo : le morceau qui donne envie de rallumer une clope qu’on avait arrêtée

Wires in the Walls, c’est une bande de types d’East LA qui font du rock indé avec cette nonchalance très américaine, le genre de groupe qui a l’air de jouer pour le plaisir de jouer plutôt que pour cocher des cases. « Tremolo » ouvre leur premier album complet, « New Symmetry », sorti fin 2011, et c’est le genre de morceau d’ouverture qui pose direct le décor : on ne va pas vous ménager, on va vous secouer gentiment puis vous laisser sur le carreau.

Un titre qui porte bien son nom

Musicalement, « Tremolo » tient sa promesse : des guitares qui vibrent, qui hésitent entre la caresse et la décharge électrique, un son qui tremble sans jamais paraître fragile. C’est ce paradoxe qui fait tout le charme du morceau — cette impression de fragilité contrôlée, comme un mec qui a l’air détendu mais dont tu sens qu’il pourrait basculer à tout moment. Le genre de titre qui commence presque en retenue et qui, sans qu’on s’en rende compte, a fini par nous embarquer complètement.

Le clip, justement

Le groupe vient de sortir la vidéo, réalisée par de la Vega et produite par Cathartic Films, et honnêtement ça tombe bien parce que ce morceau méritait un visuel à la hauteur de son ambiance un peu fantomatique. Rien que le nom du studio de prod, Cathartic, ça sonne comme un programme.

Pourquoi ça compte

On vit une époque où plein de groupes indé se contentent de faire du sous-Strokes propre et sans risque. Wires in the Walls, eux, ont l’air de vouloir autre chose : une tension permanente, un truc qui grince un peu sous le vernis. « Tremolo » ne cherche pas à être le tube de l’été, il cherche à s’installer chez toi et à ne plus repartir, exactement comme cette fameuse chanson qu’on croit avoir oubliée et qui te revient trois mois plus tard sous la douche.

Bref, si vous ne connaissiez pas encore Wires in the Walls, c’est le moment. « New Symmetry » mérite clairement plus qu’une écoute distraite en fond sonore pendant que vous scrollez je-ne-sais-quoi sur Internet.

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