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Solo a star Wars story de Ron Howard un film en 20 parsecs…

samedi 26 mai 2018 - Commentaire : 0

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Il y a très longtemps dans notre galaxie naissait une franchise qui allait révolutionner la culture Populaire. Prés de 40 ans après sa création Star Wars ne cesse d’enchanter ou de désenchanter des milliards de spectateurs. Alors qu’en est il quand l’un des héros phares de cette saga se retrouve à avoir son propre spin off ? Et quand se personnage aussi iconique se retrouve enfin et officiellement sur le devant de la scène?

Il est certain que Disney a eu une bonne idée en achetant Star Wars. La franchise a été initiée avec brio  par George Lucas en 1977 et lentement assassinée entre 1999 et 2005 par ce même barbu infanticide. Celui-ci ayant décidé de donner des allures Shakespeariennes mêlées de pochade romanesque digne des pires volumes de la série Harlequin à sa création pourtant si PARFAITE. Prelogie centrée sur (ce qui vous paraîtra étonnant pour le fan absolu de Star Wars que je suis) Darth Vader ici présenté sous les traits du plus gros demeuré cas social de cette lointaine galaxie des temps jadis, j’ai nommé Anakin Skywalker. Ces épisodes situés à peu près 30 ans avant l’épisode 4 qui est je le rappelle le Star Wars d’origine, usait et abusait puis usait jusqu’à la corde du fabuleux concept des Jedi et de la force. Lucas plongeant dans un certain marasme sa si belle création  En la plombant d’intrigues politiques complètement à côté de la plaque rendant le côté ludique, fun et aventureux de Star Wars en un après midi à l’assemblée nationale. Bon c’est vrai quand il s’agit de la prélogie j’aime être mauvaise langue. Bon au fil de ces 3 épisodes il n’y a pas eu que du mauvais. Certains éléments restaient sympathiques comme le traitement de la jeunesse d’Obi Wan Kenobi et quelques éléments de ci de là qui parvenaient à sortir de l’infâme bourbier de bêtise dans lequel Lucas enfonce la tête de sa création. J’ai longtemps haï l’épisode 1 qui au final est malgré toute la déception qu’il m’a suscité à sa sortie, un excellent film pour jeunes enfants. Et si on le voit ainsi même le personnage de Jar Jar Binks y a sa place. La véritable catastrophe démarre à l’épisode 2 jusqu’à la seconde partie de l’épisode 3 qui remonte le niveau.

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Bon vous l’aurez compris la prélogie et moi ça ne fait pas deux. Heureusement en 2012 la firme aux grandes oreilles effectue ce qui aurait dû terrifié tout fan normalement constitué de la saga, en rachetant pour près de 4 milliards de dollars sa création au vieux George qui s’était parfaitement évertué à foutre en l’air son bébé.  Malheureusement au commencement trop timoré Disney initie ce nouveau départ par le fort moyen et peu original épisode 7  le réveil de la force qui malgré ses scores parfaits au box office reste une semi déception pour ceux qui attendaient depuis 1983 la suite des aventures de Luke, Leia, Han et Chewie. Si les nouveaux personnages sont sympathiques, ils ne sont que survolés dans le film d’Abrams. Suivra en attendant l’épisode 8 ce que j’appellerais le véritable miracle qui prouvera que Disney peut faire du beau boulot  ce miracle c’est Rogue One ou comment pondre une merveille avec un sujet dont personne n’en a à foutre. Situé à peu près 48 heures avant les événements de l’épisode 4, le spin of réalisé par Gareth Edwards parvient à mon sens à se hisser au niveau de noirceur et de brio de l’empire contre attaque. Personnages éphémères et nihilisme assumé, Rogue One parvenait à enfin explorer ce que je préfère dans la franchise, son univers étendu. Pas de Jedi, pas de Skywalker, pas de niaiseries et un ton bien différent. Après quelques mois d’attente déboulait l’épisode 8 les derniers Jedi réalisé par le surdoué Ryan Johnson. Oui je dis bien surdoué, car le bonhomme a su avec ce film qui a ce jour est certainement le plus détesté par certains fans. Johnson a en un film réussi à diviser la communauté des fans en deux groupes antagonistes  Ceux qui n’aiment pas les derniers Jedi et ceux qui l’adorent. Ou devrais je dire ceux qui aiment être garder dans leur petite zone de confort minable et qui attendent de voir un récit réchauffé auquel ils s’attendaient et ceux qui sont abasourdis par l’audace de ses idées et sa façon d’emmener la franchise ailleurs en en brisant ses codes rébarbatifs les uns après les autres. A mes yeux les derniers jedi est une merveille et amorce avec brio la fin de la trop longue saga de la plus célèbre famille à problèmes de la galaxie très lointaine.  En attendant l’épisode 9 et les deux nouvelles trilogies qui pour l’une chapeautée par Ryan Johnson qui a carte blanche pour inventer une toute nouvelle histoire dans cet univers formidable  et une autre trilogie qui elle sera gérée par les showrunners de la série Game of Thrones.

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Un personnage phare de la franchise a droit à son spin off et c’est peut être l’un des personnages qui me tient le plus à cœur. J’ai nommé Han Solo. Le personnage popularisé par Harrison Ford depuis 77 et que nous avons découvert alors qu’il n’avait à peu près que 40 ans et qui a été tué par son fils à près de 73 ans dans l’épisode 7 à eu une jeunesse et une vie plus que mouvementée. De plus il représente à lui tout seul ce qui me fait le plus rêver dans l’univers de la franchise. Car en fait tout fanatique de Star Wars que je suis, c’est carrément une religion pour moi. je n’ai jamais trop été fou des Jedi, de la force, des Skywalker et de l’empire. Alors comment puis aimer Star Wars si je ne tripe pas ces éléments qui en composent l’essence même? Et bien pour moi Star Wars c’est plutôt  les mercenaires, les chasseurs de primes, la pègre galactique et ce petit côté Western Spaghetti dans l’espace.

Et devinez quoi c’est exactement ce qui fait l’essence même de ce Solo : a Star Wars story.  Le pari de Disney était casse gueule, car en nous montrant la jeunesse de mon héros préféré de cette univers il aurait été fort à parier que la plantade aurait pu être intégrale  Surtout quand on connaît les déboires magistraux qu’à subi la production de ce film. Les deux réalisateurs initialement choisis Phil Lord et Chris Miller virés car ils prenaient bien trop de libertés avec cet univers codifié en y ajoutant du méta humour référentiel à notre propre culture à nous  Ce qui marche sur leur génial film Lego la grande aventure, ne peut le faire sur Star Wars. Remplacés illico parle vétéran Ron Howard, capable du meilleur (Willow, Cocoon, les Disparus, Splash, Rush), comme du pire (Da Vinci Code, backdraft, Inferno, le Grinch) le film est retourné à près de 70 % et durant toute sa post production traîne un aura d’échec, de catastrophe industrielle pour la firme aux grandes oreilles. Difficile de ne pas avoir peur tant les rumeurs alarmantes vont bon train. Le jeune Alden Ehrenreich choisi pour incarner le célèbre contrebandiers Corellien dans sa prime jeunesse serait complètement aux fraises et j’en passe et des pires. Diffusé au blingblingesque festival de Cannes, le film se fait littéralement descendre par la critique. Mais ne semble pas trop avoir déplu aux spectateurs lambda. Ce qui en général est assez mauvais signe. Sachant que le spectateur lambda est souvent trop tolérant.

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Alors qu’en est il au final ?  Et bien je suis dans l’obligation de faire le triste constat que… Les critiques ont littéralement tout faux pour le coup. Alors certes le film n’est pas le spectacle épique et parfaitement maîtrisé de l’Empire contre attaque , d’un épisode 8, ou de Rogue one  Mais il est certainement le Star Wars le plus fun et le plus cool que j’ai vu. En gros ce film a été fait pour votre serviteur. Pas de Jedi, pas de sabres laser, pas de Vador. En gros un cocktail remuant de pirates, robots, contrebandiers,  cowboys et autres créatures extra terrestres dans un univers riche et en complète et continuelle expansion. Ce film c’est celui des fans de l’univers étendu. J’ai trouvé que Alden Ehrenreich était épatant en jeune Han Solo, et bien que n’est pas Harrison Ford qui veut, le jeune acteur de 29 ans est loin d’être mauvais comme il l ‘ eu annoncé les rumeurs malveillantes. Il confère au personnage de Solo une candeur et une fraicheur juvénile qu’on ne lui connaissait pas et tel un Oliver Twist de l’espace entre dans l’âge adulte et ses déconvenues. Ron Howard offre une mise en scène efficace parfois légèrement brouillonne, mais il ne faut jamais oublier que Solo est un film de rescapé. Un film qui revient de très loin et qui du coup est un rapiéçage. Cependant pour un film sois disant raté il donne a mon sens bien envie que beaucoup de films actuels soient ratés de cette même façon. Il est plein d’action, d’humour, d’aventure. Exit le shakespearisme à la con de la prélogie. Les enjeux sont simples, sobres.

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On est dans un véritable western spatial et donc les enjeux sont là où il doivent être. Braquage de train, méchant richissime, organisation mafieuse, chasseurs de primes et tout le toutim, le tout bien entendu à la sauce Star Wars. Le mélange est à mon sens excellent et donne une véritable bouffée d’oxygène à cette univers victime de ses codifications. Heureusement entre temps les derniers Jedi est passé par là pour foutre un bon coup de pied dans le train aux fans qui s’endormaient dans leur confort flatulent. A ceux qui disent que Disney fait n’importe quoi avec la franchise, je tiens à dire qu’il se trompent. Lucas n’a t’il pas lui même fait n’importe quoi avec sa prélogie pour fans d’Harlequinades ? Ici c’est un film pour les fans, un film léger certes, mais Star Wars n’a jamais été supposé être lourdingue, même si a une période ça l’est devenu. Un retour bienvenue au cinéma Pop Corn d’antan et surtout un joli film sur la complicité. Les second rôles sont tous impeccables, Woody Harrelson en Tobias Becket est comme toujours formidable, Thandi Newton qui campe le rôle de Val est superbe et charismatique, Emilia Clarke  qui interprète Qi Ra l’amour de jeunesse de Solo s’en sort assez bien, Donald Glover en Lando Calrissian est génial et Paul Bettany en Dryden Voz est parfait. De plus quelques ajouts sortent du lot, comme le personnage de L3-37 la droid sans contrainte ni entrave comportemental désireuse d’abolir l’esclavage de son genre et la palme du cool revient à Joonas Suotamo qui campe un Chewbacca formidable et qui cette fois çi se révèle être la véritable star du métrage. Si vous êtes fan de Chewie, vous allez être servi. On y retrouve le Millenium Falcon comme on ne l’avait jamais vu et même des hommages à Lovecraft. La bande original de John Powell qui succède à John Williams est magistrale et par moment m’a rappelé la bande son d’une de mes séries favorites Farscape.

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D’ailleurs un autre bon point revient aux designers qui ont crée tout un univers saisissant et putride et qui remettent au gout du jour un bestiaire de créatures fort intéressant, et autre bon point, pas mal de races extraterrestre  des Star Wars classiques sont de retour comme les Rodiens, (Greedo), les Twi Leks (Bib Fortuna ou Oola la danseuse de Jabba ou encore Hera Syndulla superbe pilote du vaisseau Ghost de Star Wars Rebels) font leurs retour aussi. Les scènes d’actions fonctionnent parfaitement et on ne s’ennuie jamais durant les 2 h 15 de projection. Solo est un film riche de pleins d’éléments qui font qu’il est difficile de ne pas l’aimer malgré certains défauts du à ses conditions de fabrications désastreuses. Personnellement c’est pour moi dans les spin off que les auteurs pourrons s’éclater à inventer des histoires neuves dans cet univers en perpétuelle expansion. Un film sur Yoda serait en projet, pourquoi pas tant que c’est sur sa jeunesse et que l’on découvre d’où vient ce quasi unique représentant de sa race (il y avait Yaddle dans l’épisode 1) et que l’on y découvre que notre vieux maitre Jedi n’a pas toujours été un sage. Un spin off sur le charismatique mais furtif Boba Fett (mon perso favori avec Han Solo et Obi Wan) est annoncé et pas plus tard qu’aujourd’hui c’est le réalisateur James Mangold (Copland, Logan) qui vient de se retrouver à la réalisation. Il faudra aussi créer des histoires toutes neuves avec des persos nouveaux.

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Et comme je l’explique plus haut, Star Wars est comme une religion pour moi, mais les histoires de Jedi, le côté obscure, toutes ces conneries de curetons ont été magistralement traités dans la trilogie d’origine. Ils ont été étalés, ridiculisés et bien trop mis en avant dans la prélogie honteuse de Lucas. Le canevas Empire galactique, Sith, Force etc à fait son temps. Il est temps que ça passe au second plan. Il y a des milliers d’autres histoires à raconter ou alors raconter la force d’un autre point de vue et dans d’autres modes narratifs différents comme la Comédie, le polar ou pourquoi pas l’horreur. J’ai moi même en tête une comédie que pourrait réaliser Edgar Wright (Shaun of the dead, Hot Fuzz, le dernier pub) mettant en vedette Simon Pegg et Nick Frost qui pourrait être terrible. L’univers étendu de Star Wars avant qu’il ne soit remis en ordre par Disney car il se barrait dans tout les sens recèle d’histoires, de légendes et de possibilités infinies.

En tout cas je ne peux que vous conseiller d’aller voir Solo. On y découvre de nouvelles planètes, des environnements bien craspecs et des points de vues différents sur l’Empire, et les habitants de cette immense galaxie. Star Wars est quoi qu’on en dise, un trésor culturel. Lucas quoi que j’en dise (car bien qu’il soit pour moi l’inventeur d’un monde merveilleux, n’en est pas moins celui qui a définitivement failli le flinguer) en le transformant en Soap Opera. Certes l’opération financière de 4 Milliards de dollars de Disney fait peur, mais sincèrement, eux enchaînent les productions. Dans ce tas il y en aura des bons films, des moins bons, des mauvais (on a bien eu les Ewokes), des chefs d’oeuvre. Des séries, des dessins animés, romans, jeux etc. Mais il y en aura pour tout les goûts et toutes les bourses.

Personne n’est obligé d’adhérer. Non plus, mais taper sur la gueule de cette compagnie dont pourtant je n’approuve pas toujours les choix moraux et actions, parce qu’elle fait fructifier son investissement de façon trop généreuse, je trouve ça complètement con. Enfin qu’à cela ne tienne, je vous encourage vivement à ôter vos œillères, poser vos à priori de côté, vous remettre dans la peau du môme que vous étiez et d’aller voir ce film qui n’est pas autre chose qu’un pur divertissement généreux qui a mon avis donnerait une formidable franchise parallèle à la saga en montrant différentes aventures de notre duo de contrebandiers préférés. Et sans rien vous spoiler il y a une sacrée surprise à la fin. Ron Howard signe ici un de ces meilleurs films et retrouve ici Warwick Davis le seul acteur qui a joué dans la quasi totalité des films de la série et qui a interprété Willow dans le film du même nom de Ron Howard. Ron Howard est un faiseur, mais un faiseur qui a indirectement toujours baigné dans cet univers. Et son film est un parfait divertissement à l’image de son Willow. Un film d’aventures à l’ancienne, drôle, tendre, sincère et qui va droit vers son but, celui de nous faire voyager dans une lointaine galaxie.

Donc avis aux fans pas trop crétins, et pas trop bouchés à l’émeri qui ont gardés leur âme de môme.  Solo a Star Wars story n’est certes pas le film de la franchise le plus parfait, mais c’est l’un des plus agréables comme le fut en son temps le Retour du Jedi. Construit comme un buddy movie spatial, il est fait pour les amoureux de l’univers étendu et nous montre enfin un versant différent de cet univers. Un véritable film d’entertainement à l’ancienne digne des bons vieux serials d’autant. Allez je retourne le voir.

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