Comme d’habitude. Voici un petit recap des 5 pépites qu’ils ne fallaient pas manquer sur le site cette semaine. Au menu de la post punk, du groove, du rock. Et si tu veux la complétude, c’est dans la section musique. Ah et au fait, j’ai fait un petit article des familles sur les meilleurs albums post punk de l’histoire, si tu as le temps d’y jeter un oeil.
1/ Aerial Salad et L.A
Le trio mancunien Aerial Salad revient en force avec L.A, un single incandescent taillé pour celles et ceux qui rêvent d’ailleurs en courant vers le mur. Après un album remarqué (Dirt Mall, 2020) et une réputation de bêtes de scène, les gars enchaînent avec un nouveau titre aussi mélodique qu’énervé, entre désillusion californienne et punk britannique bien râpeux.
2/ Frankie and the Witch Fingers et Total Reset
Dans un monde qui croule sous les IA génériques, les disques bien polis et les algorithmes soporifiques, Frankie and the Witch Fingers débarquent avec un « Total Reset ». Et c’est pas une métaphore : c’est un bouton rouge qu’on écrase à deux mains (mais les doigts croisés) pour tout faire sauter. Ce nouveau single est une décharge punk, saturée, cradingue et synthétique.
3/ King Gizzard & The Lizard Wizard et Deadstick
Ils ont donc osé. King Gizzard & The Lizard Wizard vient de larguer Deadstick, second single de leur futur album Phantom Island, prévu pour le 13 juin, et je vous le dis sans pincettes : j’ai les oreilles qui pleurent des cordes, le cœur qui bat à 3000 et les neurones qui font du jazz progressif.
Déjà, Deadstick c’est quoi ? Une fusion complètement barjot entre rock psyché, jazz orchestral, et envolée lysergique symphonique. Y’a des cordes. Y’a des cuivres. Y’a des bois (les instruments, pas les arbres, quoique). Et au milieu de tout ça, le Gizz qui flotte, plane, vrille. Une BO pour crash aérien dans une dimension parallèle peinte à la main.
4/ MRCY et Wandering
Le duo londonien – Kojo Degraft-Johnson à la voix, Barney Lister aux machines – tisse ici un univers suspendu, entre soul numérique, R&B hanté et spleen électro. C’est lent, c’est beau, et ça ne cherche jamais à séduire de façon frontale. C’est de la séduction passive-agressive, celle qui t’attire pendant que tu regardes ailleurs, comme un regard flou à l’autre bout d’un bar désert.
5/ Problem Patterns – Sad Old Woman
Elle arrive comme une tornade en Doc Martens et cheveux poivre sel : la Sad Old Woman, c’est pas ta mamie tricot-camomille, c’est une furie qui fait du pogo dans ton salon en criant que le patriarcat peut bien aller se faire cuire un œuf (sans cholestérol, vous avez l’image). Avec ce morceau, Problem Patterns dynamite les représentations bien polies de la femme vieillissante façon pub pour crèmes antirides.



