BALACLAVA envoie du bois. C’est à peu près le seul résumé honnête que je peux faire de ce groupe du Queens qui joue avec des cagoules de toutes les couleurs et qui vient de passer un cap sérieux : la signature chez Rough Trade. Le nouveau single s’appelle « Love Bog », et il annonce très probablement un EP à venir, pendant que le groupe traîne ses cagoules sur les routes d’Europe tout l’été.
Punk, garage, et rien d’autre à prouver
Leur musique est rapide, énergique, garage, exactement ce que j’attends d’un groupe punk en 2026. Pas de fioritures, pas de concept album prétentieux, juste l’essentiel : des riffs qui vont vite, une énergie qui ne retombe jamais, et cette texture un peu sale, un peu analogique, qui rappelle qu’ils viennent tout juste de sortir de leur période cassette-maison. Rough Trade a beau les avoir signés, BALACLAVA n’a visiblement pas eu besoin de se polir pour autant.
Un nom qui vient du froid
Petite parenthèse historique, parce que ça m’amuse : le mot « balaclava » vient de la guerre de Crimée. Les soldats britanniques, confrontés à un froid terrible, recevaient des cagoules en laine tricotées pour couvrir tête et cou. Ces protections ont fini par porter le nom du lieu de la bataille où elles sont devenues emblématiques : Balaklava. Un groupe de trash-punk du Queens qui pioche son nom dans l’équipement de soldats du XIXe siècle contre le froid russe, il y a une cohérence là-dedans que je ne saurais pas totalement expliquer, mais qui me plaît.
Illustration de l’article par Amirocks73



