Dans un paysage musical francophone de 2012 souvent étouffé par de la variété surproduite ou du sous-rock faussement rebelle, l’émergence de projets affichant une décontraction assumée fait l’effet d’une bouffée d’air frais. Avec Cracbooms, le collectif Copains soleil balance un titre hybride, brut et frontal, qui refuse d’entrer dans les cases rassurantes des formats radio.
Une efficacité lo-fi et sans concessions
Ce qui saute aux oreilles dès les premières mesures de Cracbooms, c’est le refus net du superflu. Le morceau s’appuie sur une esthétique DIY (Do It Yourself) revendiquée, où la spontanéité prime sur le lissage studio.
Une rythmique minimale et percutante : Pas de fioritures électroniques complexes. La mécanique est directe, impulsive et pensée pour faire hocher la tête immédiatement.
Des guitares rugueuses : Un son garage/post-punk dépouillé, avec des riffs incisifs qui soutiennent l’ensemble sans jamais chercher à impressionner par de la technique stérile.
Un texte parlé-chanté détaché : La diction, faussement nonchalante, apporte cette touche d’ironie et de distanciation qui fait la force du projet.
Un titre qui bouscule l’uniformité indie
Là où d’autres formations indépendantes s’épuisent à copier les productions britanniques ou américaines de l’époque, Copains soleil mise sur une identité francophone décomplexée. Cracbooms ne cherche pas à plaire au plus grand nombre : le morceau avance à l’énergie pure, misant sur l’instantanéité de ses refrains et la tension de ses couplets. C’est court, c’est condensé, et ça va droit au but.
Le Verdict
Cracbooms est un morceau sans filtre qui rappelle une règle fondamentale de la musique alternative : l’attitude et l’intention l’emportent toujours sur la surenchère de moyens. Copains soleil livre un single percutant, imparfait et profondément vivant, s’imposant comme une anomalie hautement rafraîchissante sur la scène indépendante de 2012.
et une super cover




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