Dirty brunette, partygirl, London plane, 3 singles à déguster

Découverte indé : le surf rock de Dirty Brunette, le rock frénétique de London Plane et la pépite de partygirl. Trois singles à savourer d'urgence !

La scène indé, c’est comme une boite de chocolat : on ne sait jamais sur quoi on va tomber (enfin si, des moules et des frites). Voici trois groupes et leurs singles à savourer d’urgence : Dirty brunette, partygirl et London plane

Dirty brunette et « tokyo », le retour du surf rock

J’avoue ne pas avoir trouvé grand-chose sur Dirty Brunette. Peter ou Michael, son vrai prénom reste un mystère que je n’ai pas percé  et franchement, est-ce que c’est vraiment important ? Tout ce que vous avez besoin de savoir, c’est qu’il fait un surf rock à la The Drums, un surf rock rêveur, un peu paresseux sur les bords, de ceux qui te donnent envie de t’arrêter deux minutes pour regarder le soleil se coucher plutôt que de courir après quoi que ce soit. « Tokyo », son excellent dernier single en date, coche toutes les cases : guitares qui chatoient, rythme qui ne se presse jamais, et cette nonchalance qui sonne étrangement sincère. Un mec dont on ne sait rien, mais dont on retient tout de suite le son.
 

 

London Plane et « Nation Nation », rock qui claque

Les New-Yorkais de London Plane reviennent avec le premier extrait de leur troisième album, et ça s’appelle « Nation Nation ». C’est rock, c’est efficace comme j’aime, avec une voix habitée et des chœurs sixties qui vont bien. Il y a une énergie, une urgence même logique quand on sait que le titre est chanté du point de vue du sycophante, l’idiot devenu arme, prêt à se sacrifier pour son cher leader. Le groupe ne s’en cache pas : ils se sont autorisé un côté absurde, presque dément, sur ce morceau guitares et voix en mode blitzkrieg frénétique pour un sujet visiblement un peu défoncé et beaucoup trop dévoué.

 

partygirl et « your eyes », un instant suspendu

Il ne m’a pas fallu longtemps pour savoir que j’allais vous partager « Your Eyes » de Partygirl. Il a juste fallu que j’entende la voix de Pagona Kytzidis, puis voir les cuivres et les cordes arriver, pour m’en convaincre. Si tu aimes les gens bien de Black Country, New Road, tu vas adorer. C’est beau, chatoyant, un instant suspendu, tout simplement.

Et pourtant, « suspendu » n’est pas vraiment le mot qu’on associe d’habitude à Partygirl. Depuis que Kytzidis a monté le groupe en 2021, ce sextet cinétique s’est bâti une fanbase de fidèles autour d’une musique tout sauf sage, le genre de groupe qui enchaîne un refrain qui plane et une déflagration qui fait trembler le sol sans prévenir. On leur colle l’étiquette « maximaliste » et franchement, j’ai compris en écoutant le reste de leur disco. Tout le monde tire la couverture à soi en même temps pour l’amour de l’art, et ça marche

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