Melbourne n’a jamais manqué de groupes qui transpirent l’intensité. Mais Dragnet, eux, c’est une autre histoire. Une formation à six têtes, six cerveaux câblés sur tension permanente, qui débarque avec “Red Square”, un single qui transpire la classe nerveuse et le post punk poisseux.
Dragnet, six musiciens de Melbourne, une machine post-punk parfaitement huilée
Sorti via Spoilsport Records, “Red Square” t’attrape à la gorge dès les premières secondes avec une basse qui rampe et un clavier qui sonne comme un avertissement. Le chant, parlé-chanté avec un accent tranchant, nous crache une litanie urbaine pendant que les guitares grésillent à l’arrière-plan. Ça sent la ville, la chaleur, la frustration élégante.
“I see red, red, red”, martèle le refrain comme un coup de marteau qui refuse de retomber. Le morceau ne monte pas : il reste sous tension, coincé dans un état d’urgence feutré. Et c’est là toute sa force. C’est tendu, sec, groovy, un peu sale, un peu chic – une sorte de Talking Heads sous sédatif et sous acide, version antipodes.
“Red Square” annonce l’album Dragnet Reigns!, prévu pour le 15 août, et si ce morceau en est l’entrée, on peut s’attendre à un festin de nerfs. Le groupe ne surjoue rien : tout est calibré, précis, et viscéralement classe.



