Fever Rouge revient avec Feed The Villain, un EP qui grince, qui rôde, qui caresse et qui cogne. Et au milieu de ce bazar élégant, y’a « Shplang ».
Shplang de Fever rouge, pas de calme avant la tempête
Au début, tu crois que le groupe t’emmène dans un slow chelou pour vampires insomniaques. C’est doux, presque fragile, ça flotte. La voix se promène comme un mec qui sait qu’il va se battre, mais qui prend son temps. Puis ça monte, ça s’épaissit, et là où tu t’attendais à une explosion à la IDLES ou un mur noise à la Gilla Band, Fever Rouge te prend à contrepied. Ça ne pète pas, ça plane. C’est le calme avant une tempête qui n’arrive que dans les dernières secondes. Et elle est là, discrète, précise, chirurgicale.
Pas de frime, pas de gros riffs gras, juste une tension continue et une voix qui taille dans la nuit. Fever Rouge, ce trio de Brighton, t’attrape sans forcer, avec un rock hybride, post-tout et pré-rien, qui fait du bien à l’intérieur.
Écoute ça avec un whisky tourbé et une clope qui brûle lentement. T’as le droit de refaire le monde derrière.
Et vu que tu es la, tu peux écouter l’ep en entier juste en dessous. Il y en a un peu plus, je vous le mets quand même ?