Frankie and the Witch Fingers balancent « Total Reset », un missile synth-punk irradié, prélude à leur album Trash Classic à sortir en juin.
Dans un monde qui croule sous les IA génériques, les disques bien polis et les algorithmes soporifiques, Frankie and the Witch Fingers débarquent avec un « Total Reset ». Et c’est pas une métaphore : c’est un bouton rouge qu’on écrase à deux mains pour tout faire sauter. Ce nouveau single est une décharge punk, saturée, cradingue et synthétique. Une vision futuriste du rock, où les guitares sont remplacées par des râles de machines en fusion.
Le morceau est extrait de leur prochain album Trash Classic, prévu pour le 6 juin 2025 via The Reverberation Appreciation Society et Greenway Records. Et si ce titre donne le ton, attendez-vous à un disque aussi imprévisible que déglingué.
Une réinvention sous acide
Frankie and the Witch Fingers n’ont jamais été sages. Mais là, ils ont viré totalement cyber-démentiels. Avec « Total Reset », ils opèrent une mue sauvage : le garage psyché laisse place à un synth-punk muté, à la croisée de Devo, des Osees, et d’un vieux cartoon tourné sous psychotropes.
Le son est coupant, électrique, poisseux. Ça crépite, ça crie, ça couine. Le clip, lui, est un cauchemar post-humain en néon où tout dégénère. Le groupe le décrit comme « un lancement de produit technologique pour l’ère post-humaine », et on sent bien le sarcasme. « Écrit par une intelligence artificielle : plus rapide, moins cher, aucune plainte », précisent-ils. Voilà, le ton est donné.
Trash Classic : manifeste toxique et jouissif
Tout dans Trash Classic semble pensé comme un contre-pied total à la propreté du moment. Guitares bruitistes, claviers dégénérés, rythmes claustrophobes, tout est là pour secouer les cages thoraciques. Frankie and the Witch Fingers citent les Looney Tunes, des orgies de bonbons et Vernon (Texas) comme influences majeures. Et on comprend mieux cette ambiance de rave dans une décharge radioactive.