Geese vient de balancer Getting Killed produit par Kenneth Blume et, sans surprise, c’est un putain de bon album. Le genre de disque qui refuse d’être rangé dans une case, qui s’écoute plusieurs fois parce qu’il est trop dense pour être saisi d’un seul coup. Imagine une forêt luxuriante où chaque détour cache une clairière de claviers, des lianes de riffs ou un oiseau rare qui se met à chanter au milieu du chaos.
Getting Killed de Geese : un disque foisonnant entre tendresse et chaos
Difficile de sortir des morceaux en particulier, ce sont plus des éclats qui marquent : la folie des claviers dans “Long Island City Here I Come”, l’intro groovy de « 100 horses », le riff de guitare et le clapping tribal de “Bow Dow”, la poésie étrange de “Au pays du cocaine”… Et franchement, je pourrais tous les citer. On croit que les morceaux ne se ressemblent pas mais ils fonctionnent comme des cycles qui s’enrichissent petit à petit. Le couplet / refrain, c’est bien mais pas pour eux, non merci.
Le style ? Post punk ? Art rock ? Funk ? Rock, tout simplement ? Aucune idée et, honnêtement, on s’en fout. L’important, c’est que ça marche, que ça vibre. La voix de Cameron Winter est un instrument à elle seule : douce, hurlante, cathartique, parfois même crooner. Les chœurs complètent cette alchimie et font décoller le tout. Il y a des cuivres, des claviers, des samples de cri et de chœurs ukrainiens. L’album a été tracké en 10 jours avec tous les membres à la baguette, comme un concentré de créativité, une barre de céréales de chaos organisé. Cameron Winter a aussi expliqué que les titres étaient écrit en moyenne en 10 minutes, il exagère surement.
Alors oui, il manque peut-être LE banger ultime qu’on met en boucle sur repeat. Mais à vrai dire, on s’en fout aussi : c’est l’album entier qu’on va mettre en boucle.