Premier single, et déjà le frisson.
Grizzabella, c’est un nom qui évoque Broadway et les félins mélancoliques (oui c’est une comédie musicale je savais pas non plus), mais à Manchester, c’est surtout un groupe de cinq âmes agitées qui font parler la poudre, les nerfs, et les émotions. Leur terrain de jeu ? Un grand écart jubilatoire entre math rock, psychédélisme, post metal et shoegaze éthéré. En gros, c’est le chaos bien rangé dans des harmonies vocales à faire fondre un ampli.
Des harmonies vocales, une voix élégante et une tension math-rock qui vous fait vaciller. Grizzabella arrive avec fracas.
Avec « It’s Alright to Let Go », leur tout premier titre, le groupe vous propose un aller simple pour un trip sensoriel maîtrisé. La voix de la chanteuse, classieuse, pleine de reliefs, glisse sur des guitares aux riffs ciselés, des batteries qui aiment les virages serrés, et des changements de rythme (oui c’est du math rock hein).
Il y a du groove, il y a une petite folie que j’adore, il y a ce petit truc qui colle à la peau. Un spleen cinématographique qui nous dit que tout est instable, mais que c’est ok. Qu’on peut lâcher prise. Qu’on peut se laisser happer.
Grizzabella, c’est peut-être un premier single, mais on sent déjà que la suite va cogner fort.