The Voidz sort l’ep “MęĞż øF rÅm” : cyberpunk, glitch et Julian en roue libre

The Voidz ne préviennent pas. Ils balancent. MęĞż øF rÅm, leur nouvel EP surprise, est tombé dans mes oreilles comme une alerte météo cryptée : quatre morceaux tordus, bruitistes, synthétiques, sortis le 30 juillet sur Cult Records sans promo, sans plan, juste le bordel organisé de Julian Casablancas.

Ici tout est plus rêche, plus désinvolte, plus déconstruit. Un son qui suinte le futur rouillé, le punk 2.0. “MęĞż øF rÅm” est expérimental à souhait.

Ce n’est pas propre. Ce n’est pas fluide. C’est Voidz. Ça pète des murs. Ça rigole du format. Et Julian se permet tout : vocoder, saturation, envolées dépressives, sarcasmes mélodiques. “Unholy Lover”, c’est de la goth-pop déglinguée qui hésite entre sensualité maladive, autotune et glitchs. “Blue Demon” est à la limite de l’indus avec des refs plus qu’évidente à NIN tout en gardant un coté pop chelou. “Russian Coney Island” est sans doute le plus mélodique et le plus strokien (je sais que ça existe pas, mais tu as compris) avec une guitare comme si Albert Hammond Jr. ( il joue pas dans le groupe mais c’est pas grave) faisait du classic rock. Ca finit limite en electro pop, ça n’a aucun sens donc j’adore. Et on termine avec “Drifto”, un voyage lent dans l’espace réalisé par Christopher Nolan

La cover est moche. Le titre est imprononçable. L’ep est fou. Et c’est probablement fait exprès.

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