John Dwyer ce bel homme n’a jamais été un homme subtil. Mais avec “Abomination”, il se fait chirurgien de la guerre moderne. Deux minutes punk. Pas une de plus. Deux minutes de bruit, de fureur, de riffs écorchés et de claviers synthétiques comme des cris déformés dans un tunnel. Deux minutes pour poser une ambiance de fin du monde.
Deux minutes de punk sale, de satire nucléaire et de sueur froide avec Osees
Le clip est un délire en noir et blanc à mi-chemin entre Docteur Folamour et un vieux film d’horreur soviétique. Il y a même Lloyd Kaufman, fondateur de la Troma, qui passe une tête. C’est absurde, grotesque, et terriblement lucide.
Musicalement, Osees revient à l’os. Plus question de virées kraut ou de jam hallucinées : ici, c’est droit au but. Un riff, un beat martelé comme un code morse paniqué, une voix qui crie sur la ligne d’alerte.Thee Oh Sees en train de se battre avec leurs propres démons. C’est violent, mais jamais gratuit. Chaque seconde est calibrée, chaque note suinte la rage.
Et derrière le cri, y’a un constat : “There is no righteous war. There is only war.” Dwyer n’écrit pas des chansons. Il lance des cocktails molotov sonores. “Abomination” ouvre la voie à un album qui s’annonce tendu comme une ficelle de boucher : Abomination Revealed At Last, prévu pour le 8 août.
Lyrics :
ABOMINATION
WOE THROWN
POISON FINGER
PENETRATES THE DEEPEST THROAT
A WEAPON OF THE FOOL
VIOLENT ABOMINATION
TRIBAL ABOMINATION
WILDING ABOMINATION
VIOLENT WORLD DOMINATION
SLOW BLOWN
POISON YOUR PHONE
INFECTING IMPASSIVE MINDS
SUBMIT TO THE DRONE
CHOIR ABOMINATION
LIE THERE ABOMINATION
SLAYER ABOMINATION
VIOLENT WORLD DOMINATION
PUTRID FLOW
AFTERBIRTH AND BRUTES
ASHES OF A BROKEN LAND
USURPED BY THE FOOL
VIOLENT ABOMINATION
SADIST ABOMINATION
SAVAGE ABOMINATION
BASTARD WORLD DOMINATION