GROS COEUR sort « Sacrifice » : du sang, des chœurs et une épée en plastique chromé

Y’a des groupes qui jouent. Et y’a GROS COEUR , qui attaque. Pas de flonflons, pas de politesse, pas de vaseline : le quatuor rentre dans le lard avec une intensité qui ferait passer un barbecue chez Motörhead pour une garden party de CSP+. Après un premier méfait, Gros Disque (2023), accueilli par une centaine de concerts et autant de pogos suintants entre la France, les Pays-Bas, le Canada et l’Espagne, les revoilà avec un single taillé à la hache viking : Sacrifice.

« Sacrifice » : le nouveau coup de force sonore de GROS COEUR

Sacrifice, c’est du rock psyché à l’ancienne, mais version turbo DIY. Une intro qui tranche comme l’épée kitsch de Conan le Barbare, une voix plus frontale qu’un lancer de parpaing, et un passage planant venu des seventies comme une pause LSD entre deux bastons de bar. Tout est là : l’amour du live, la crasse maîtrisée, l’énergie de ceux qui n’ont plus rien à prouver sauf qu’ils ont encore tout à foutre. Même le mix est fait maison, par Adrien, histoire de garder la main sur le bordel.

Ce n’est pas un avant-goût, ce n’est pas une face B. C’est un morceau hors-série, un cavalier seul comme ils disent, qui ne figurera sur aucun album — ou peut-être bien que si, s’ils changent d’avis. Mais pour l’instant, c’est cadeau, et c’est à prendre comme une grande gifle sonore, les deux joues, sans demander.

GROS COEUR, c’est le rock sans costume ni majuscules, avec les coudes sales et l’âme grande ouverte. C’est aussi un deuxième album à venir en 2025, Vague Scélérate, et s’il est du même tonneau que ce Sacrifice, on va tous se noyer avec plaisir.

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