Au début des années 2010, le rock indépendant cherchait son nouveau souffle à travers des guitares abrasives et des structures lo-fi héritées des décennies précédentes. C’est dans cette brèche que s’est engouffré Howler, quintet originaire de Minneapolis mené par le jeune prodige Jordan Gatesmith. Publié par le mythique label Rough Trade Records, leur premier album « America Give Up » s’est imposé comme un manifeste d’indie-surf et de garage-punk d’une efficacité redoutable, capturant l’urgence et la nonchalance d’une jeunesse désabusée.
Un télescopage sonore entre The Strokes et The Jesus and Mary Chain
La force d’America Give Up réside dans son absence totale de compromis technique. Howler ne cherche pas à polir son son pour les radios commerciales, mais privilégie une production brute et analogique :
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Des guitares surf saturées : L’album est traversé par des lignes de guitare acérées, mêlant le twang de la surf-pop des sixties et la distorsion lourde du noise-rock. Des titres comme I Told You Once ou Back of Your Neck en sont les parfaits exemples.
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Un phrasé nonchalant et addictif : La voix de Jordan Gatesmith, noyée dans de la réverbération et caractérisée par un détachement hérité de Julian Casablancas, dialogue avec une section rythmique binaire et inflexible.
Cette exécution chirurgicale évite le piège du pastiche nostalgique grâce à une énergie brute et une écriture pop insolente qui va droit au but.




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