Iman Omari fait parler les loops
Il y a des disques qui ne cherchent pas à te convaincre, ils s’installent, point. High-Loops & Higher-Loops d’Iman Omari fait partie de cette famille-là. Vingt-deux morceaux, souvent moins de deux minutes chacun, et pourtant l’album donne l’impression de durer une éternité douce, comme un dimanche pluvieux qu’on ne voudrait surtout pas écourter.
Le fameux blues du dimanche soir
Tu entends dès les premières secondes ces vibes nuageuses qui collent parfaitement à ce moment précis de la semaine où l’angoisse du lundi commence doucement à pointer le bout de son nez. Iman Omari capte exactement ça : ce groove suspendu, ni triste ni joyeux, juste juste. On est dans le vrai groove, celui qui ne cherche pas à en faire des caisses.
Des loops de guitare qui sentent bon les seventies
Ce qui frappe surtout, ce sont ces loops de guitare qui donnent instantanément un cachet 70’s à tout le disque, presque une texture de vieux vinyle qu’on aurait retrouvé dans un carton au fond d’un garage. Le producteur ne s’embarrasse pas de fioritures inutiles : il pose sa boucle, la laisse respirer, et passe au morceau suivant. C’est simple, oui, terriblement simple même, mais c’est justement là que réside toute la force du truc.
Une masterclass en apparente facilité
Faire simple et faire bon en même temps, c’est un exercice que très peu de producteurs maîtrisent vraiment. Iman Omari, lui, semble ne même pas forcer : chaque titre sonne comme une esquisse posée là presque par hasard, alors qu’il y a derrière un sens du groove et du sample qui ne s’improvise pas. On pense forcément à toute une lignée de beatmakers soul/hip-hop instrumental, mais l’ambiance générale garde une identité bien à elle, cotonneuse et chaleureuse.
Le mot de la fin
Bref, un disque qui ne révolutionne rien et n’en a strictement rien à faire, tant il est bon dans ce qu’il propose. À écouter un dimanche soir, volume raisonnable, lumière tamisée, et laisse-toi porter.
ENJOY



