INTERVIEW : La tête dans le rétro avec le quatuor parisien Dewey !

dewey

Véritable phénomène rock du moment, leur album « Summer on a curb » est une ode à toute cette veine rock des 90’s chère à mon petit coeur.
Matthieu Berton, le lead du groupe nous a accordé un peu de temps pour parler du projet.

// Salut Matthieu première question, on élimine ça d’entrée, est ce bien une référence à Malcolm ? 

Matthieu: C’est clairement ça oui ! Ce personnage faussement bête et très intelligent.

// Vous êtes 4, parisiens, vous avez sorti donc votre premier disque tout récemment « Summer On a curb » qui est d’une qualité indéniable. Je suis client à 100%. Est ce que vous vous attendiez à autant de retours de la part des médias ? 

Matthieu: je vais parler pour moi, personnellement je m’attendais à rien. Quand il y a quelque chose qui arrive c’est trop cool. ,Il y a tellement de groupes que je suis juste trop content que ça arrive. On a la chance de travailler avec Tom d’Howlin Banana qui a fait un gros travail.

// Comment s’est faite la rencontre avec Tom justement ? 

Matthieu: Un peu particulier parce que Tom, je le côtoyais un peu à l’époque de l’International. Il gérait un groupe où était ma copine qui s’appelle Hoorsees. C’est un super projet. Donc on a eu l’occasion de se rencontrer. À l’époque, j’avais un autre projet et au moment d’enregistrer l’album le projet s’est arrêté à cause d’une extinction de voix. Il faut savoir que pendant l’enregistrement de « Summer on a curb » j’ai une aussi une extinction de voix de 4 mois. C’est une sorte de malédiction (Rires). Je me suis cassé la gorge en éternuant. Ça n’arrive jamais. Petit tips au passage il faut ouvrir la bouche quand on éternue. L’album a donc pris un petit peu plus de temps que prévu. 

// Vous vous êtes lancés dans la sortie d’un premier album sans passer par un ep.  Il y a eu le single « Jinx » mais à part ça très peu de promo. 

Matthieu: On n’a pas fait de calcul. Il y a eu quelques dates avant où on a pu tester les morceaux. On ne s’est pas du tout posés la question.
Je suis un peu un gros noob dans toutes ces questions d’industries musicales… On a eu la chance d’avoir David, le batteur du groupe, qui a enregistré et mixé le disque.

// Vous êtes un jeune groupe, comment vous vous êtes rencontrés tous les 4 ? 

Matthieu: On a pas l’histoire magique de l’enfance commune (Rires). Thomas le guitariste je le connais d’un groupe de copains. Lucas qui est luthier je l’ai rencontré il y a 5/6 ans. C’est surtout une histoire de rencontres.

// C’est un 1er album très mature assez inspiré, comment vous l’avez abordé en terme de composition ?

Matthieu: C’est un projet à 4. Dans les compos je fais tout en slip avec ma carte son chez moi (Rires). Je fais pas mal de démos. Mon ordi en est rempli.
Quand ils en ont pas trop marre ils me font des retours sur ce qui leur plait. Puis on fait tout ensemble. Je bosse pas mal en amont les synthès , les voix et quelques parties guitares, puis à l’enregistrement on repense le truc à 4.

// Il y a un contraste dans votre son le coté shoegaze qui a souvent une étiquette un peu mélo, et cette énergie pop, grunge années 90. Cette fusion des genres ressort d’où ?

Matthieu: C’est une bonne question (Rires). Il y a beaucoup de choses accidentelles. Je ne me dis pas qu’on fait quelque chose d’original.
Ce qui m’a fait me mettre à la musique c’est Avril Lavigne. J’écoute pas mal d’électronica. J’ai un groupe de copains qui s’appelle « Seppuku« , ils font ce qu’ils appellent de la pop sabre. Je les recommande à tout le monde. Leurs sons de claviers sont mortels.

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// On retrouve aussi une ambivalence entre ce titre « Summer on a curb » et cette cover avec cette fête foraine.

Matthieu: J’avais pas forcément d’expérience personnelle très dark à raconter. Je suis assez fan de la mélancolie dans la musique. Je suis à l’aise dans ce style. Pour le titre du disque, c’est une expérience d’été un peu foirée. Il fait beau il fait chaud, mais tu pars pas. C’est une bonne idée de rester mais en fait c’est nul. Tous tes potes sont partis bref (Rires).

// Le premier single « Jinx » a été clippé et dans cette histoire il vous arrive à tous une tuile.
Il y a un petit coté fun, joke. On retrouve cet esprit fun.

Matthieu: L’idée du clip vient des réalisateurs (Emma Birksi et Alexis Tinevez) avec qui on a travaillé et que je salue. Pour Emma Birski tout ça lui est venu assez naturellement. Ça illustre pas mal le propos du morceau. Je voulais pas non plus que ce ne soit que du « lol ». Garder l’esprit fun mais sans être trop cheap. On a tous eu 14 ans, être aller dans un coin après avoir pris un râteau et écouter le morceau le plus dark possible (Rires).

Et si tu veux écouter l’album, c’est juste en dessous.

 

« Summer on a curb »
1er album de Dewey
Toujours disponible

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