A l’occasion de la sortie de l’album hommage à Gang of four et notamment d’une reprise par Idles, j’avais mis de coté Gang of four en me disant que j’écouterais cet été quand j’aurais plus de temps.
Alors les esprits chagrins me reprocheront de ne pas connaitre les mythiques Gang of four alors que je partage de la musique depuis quand même une paire d’année. Mais je m’en fous et je vous le partage. Je ne suis pas la pour vous faire une bio du groupe d’Andy Gill et ses potes. Sachez juste que le groupe est considéré comme le plus grand groupe de punk de ses trente dernières années. Pas plus, pas moins.
Dans leur discographie (que je n’ai pas terminé), leur premier album Entertainement! est considéré comme le meilleur, un chef-d’œuvre du post punk. Et ça tombe bien, mes petits margoulins, il vient de ressortir en version remastérisé disponible un peu partout.
En voici un extrait, l’excellent Damaged goods. Si avec ça ça, tu ne fonces pas, toi aussi sur l’album. Je ne sais plus quoi dire.
La bio qui va bien
Gang of Four, c’est le genre de groupe qu’on cite pour avoir l’air malin en soirée, sauf que là, ça se justifie complètement. Formé à Leeds en 1977 par des étudiants qui avaient visiblement lu trop de Marx entre deux cours, le quatuor original — Jon King au chant, Andy Gill à la guitare, Dave Allen à la basse et Hugo Burnham à la batterie — invente à peu près à lui seul une bonne partie du vocabulaire du post-punk. Guitares hachées, rythmiques funk tendues comme un string, textes qui démontent la politique et le consumérisme avec la subtilité d’un coup de pied dans un distributeur automatique.
Leur premier album, Entertainment! (1979), reste la pièce maîtresse : régulièrement classé parmi les meilleurs disques punk et post-punk jamais sortis, il influencera aussi bien U2 que Fugazi, Rage Against the Machine que Franz Ferdinand. Solid Gold (1981) et Songs of the Free (1982) prolongent l’aventure avant une première séparation en 1984.
Le groupe se reforme par intermittence dans les décennies suivantes, jusqu’à la mort d’Andy Gill en 2020. Depuis 2021, Jon King continue de porter le flambeau avec de nouveaux musiciens, prouvant que les riffs anguleux de Gang of Four n’ont pas pris une ride.



