Portugal. The Man et « Novocaine For The Soul » (feat. Sir Chloe), la douceur

Portugal The Man

On retourne dans les années 90 avec Portugal. The Man.

Portugal. The Man reprend en plus doux Novocaine for the Soul sorti sur le premier album d’Eels Beautiful Freak en 1996. C’est ce titre qui a permis à Mark Oliver Everett et Mark Goldenberg de décoller dans un titre garage rock désabusé.

Et pour ton info, cher lecteur : ce titre fait aussi partie de la longue liste des titres « hallucinations auditives ». Vous écoutez une chanson en langue étrangère, et en écoutant bien, une phrase en français se glisse, mais ce n’est qu’une hallucination. L’exemple, c’est le « ce soir, j’ai les pieds qui puent » dans Still Loving You de Scorpions.

Mais je dis verge. C’est donc le dernier single du groupe américain. Il s’accompagne d’un autre son, Steal My Sunshine. On espère un nouvel album rapidement.

 
« Novocaine for the Soul », c’est le morceau qui a mis les Eels sur la carte en 1996, excellent et magique single de lancement de leur premier album, Beautiful Freak, sorti sur DreamWorks. Le titre, presque entièrement porté par Mark Oliver Everett (alias « E ») ce bel homme, a quelque chose d’étrangement jouissif dans sa noirceur : une prod grungy et tendue, un sample discret piqué dans les archives soul des années 50, et une voix blasée qui balance des vérités qu’on n’a pas forcément envie d’entendre un lundi matin. E lui-même disait à l’époque que le morceau parlait de son incapacité à créer du lien, de son rapport compliqué à l’intimité et ça s’entend, ce mélange d’ironie et de vide existentiel qui deviendra sa marque de fabrique sur les albums suivants (coucou Electro-Shock Blues). Résultat : un hit international, classé dans plusieurs pays, qui a fait de ce type au look de savant dépressif l’une des voix les plus attachantes du rock alternatif fin de siècle. Au passage, il y a une fabuleuse hallucination auditive en francais car tu crois entendre : « à fond dans ma culotte » pendant le refrain. En linguistique, le terme exact pour le fait de réinterpréter des sons d’une langue étrangère dans sa propre langue est un calembour homophonique transculturel (ou soramimi en japonais).

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *